Manifestation du 5 mai: Le Front de Gauche et Manuel Valls se répondent sur l'estimation du nombre de participants

POLITIQUE Le Front de gauche parle d’un «chiffre politique»...

avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon dans le cortège de la «marche citoyenne» organisée par le Front de gauche le 5 mai 2013 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon dans le cortège de la «marche citoyenne» organisée par le Front de gauche le 5 mai 2013 à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Il n’y a pas que «la Manif pour tous» qui conteste le chiffrage de la préfecture de police. Depuis dimanche, le Front de gauche est en colère contre l’estimation de 30.000 personnes réalisée par la préfecture lors de la Marche citoyenne. Une polémique qui a rebondi, ce lundi matin. François Delapierre, secrétaire national du Parti de gauche, a qualifié lundi de «chiffre politique» cette donnée de 30.000 manifestants.

>> Le reportage sur cette manifestation est à lire ici

«Je pense que c'est un chiffre politique qui vient du cabinet du ministre de l'Intérieur», a déclaré sur France Inter le numéro 3 du PG, ajoutant que l'origine de cette estimation «fait partie des enquêtes qu'il faut faire». Si je voulais être consensuel, je dirais 180.000, dont 30.000 avec des balais», a ironisé ce conseiller de Jean-Luc Mélenchon.

Mélenchon avait lui parlé de «provocation» d’un «ignorant»

Polémique sur la publication des chiffres

Delapierre s'est également étonné qu'un chiffre officiel ait circulé alors que les services de la préfecture disaient «publiquement qu'ils ne comptent pas quand c'est des partis politiques qui appellent».

Delapierre s’en explique sur France Inter


François Delapierre chez Pascale Clark - France... par lepartidegauche


Dimanche, la préfecture de police avait d’abord indiqué qu’elle ne donnerait pas de chiffre de cette manifestation. Aucun communiqué n’a ensuite été publié mais l’estimation a circulé en «off». Sur France Inter, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a d’abord confirmé ce chiffre de 30.000 manifestants, assurant qu'avaient été utilisées les «mêmes méthodes de comptage» que pour les autres manifestations.

Le ministre de l'Intérieur a ajouté que le fait de s’abstenir de donner les chiffres du nombre de manifestants est une mesure qui concerne uniquement les périodes électorales et qu'il «fallait donner les chiffres officiels de la préfecture de police». «Je fais confiance aux services de la préfecture de police», a-t-il conclu.