Marche citoyenne : 30.000 manifestants selon la préfecture de police

avec AFP

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Jean-Luc Mélenchon dans le cortège de la «marche citoyenne» organisée par le Front de gauche le 5 mai 2013 à Paris.
Jean-Luc Mélenchon dans le cortège de la «marche citoyenne» organisée par le Front de gauche le 5 mai 2013 à Paris. — A. GELEBART / 20 MINUTES

La manifestation «contre l'austérité, contre la finance et pour une VIe République» du Front de gauche a réuni dimanche 30.000 participants à Paris, a annoncé à l'AFP la préfecture de police de Paris (PP), qui ne donne pas habituellement de chiffrage des manifestations politiques,

Le Front de gauche et de Jean-Luc Mélenchon avait revendiqué 180.000 participants un peu plus tôt entre la place de la Bastille à Paris et la place de la Nation.

Vendredi l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012 avait dit que 100.000 participants «serait un triomphe».

La marche citoyenne organisée dimanche à Paris pour protester contre la politique d’austérité a réuni 30.000 selon la préfecture de police.

«Une ridicule provocation»

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a estimé dimanche que ce nombre était «une ridicule provocation d'un ignorant qui ne connaît même pas la contenance des places et rues de Paris» et que Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur était «aux abois»

Un peu plus tôt, Jean-Luc Mélenchon, pour qui «un moment de légende de la gauche vient de s'écrire dans la rue», avait évalué à 180.000 le nombre de manifestants entre Bastille et Nation. Vendredi, il avait déclaré qu'à 100.000 manifestants «ce serait un triomphe»

«Théoricien du chaos»

Invité du «Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI», le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a réagi: «Je sais que Jean-Luc Mélenchon est un théoricien du chaos, l'accusant de "mettre du désordre, mettre de la tension dans notre pays alors que nous devons tous être concentrés (...) vers le seul objectif: redresser le pays, son économie, ses finances publiques, son industrie, son école, et s'attaquer à l'essentiel c'est-à-dire l'emploi», a-t-il répondu.

«Quand on regarde les enquêtes d'opinion ou les élections partielles, est-ce que ça contribue à la popularité, à la crédibilité de Jean-Luc Mélenchon ? Je ne le crois pas», a ajouté le ministre de l'Intérieur.

Interrogé sur une éventuelle entrée de M. Mélenchon au gouvernement, Manuel Valls a déclaré que les socialistes n'avaient «jamais refusé le rassemblement de la gauche et de toutes les forces de progrès». «Mais il y a un élément qui compte dans l'action d'un gouvernement, c'est la cohérence, c'est la solidité (...)», a-t-il ajouté.