Mouvement social: C'est «le calme avant la tempête», selon Olivier Besancenot

20 Minutes avec AFP
— 

Olivier Besancenot, ex-porte-parole du NPA, a assuré ce jeudi que le  mouvement social «se réveille lentement», et que c'est «le calme avant  la tempête».

Questionné par I-Télé sur la mobilisation modeste  du 1er mai, l'ancien dirigeant trotskiste a admis que c'était «décevant» et  s'est dit «un peu en colère de la division syndicale». «On est en mode diesel, le mouvement ouvrier, le  mouvement social se réveille lentement quand un gouvernement de gauche  arrive au pouvoir», a-t-il observé.

«On peut ne pas être  d'accord sur tout, mais taper ensemble»

«C'est une partie en deux manches: hier et la  manifestation du 5 mai», à laquelle va participer le Front de gauche. «On est dans l'oeil du cyclone, c'est le calme avant la tempête», a dit  l'ancien candidat à l'Elysée. «On en est aux prémices en France», selon lui. Le Nouveau parti anticapitaliste se joint à la  manifestation du Front de gauche, mais «on ne se rallie pas»: «le coup  de balai de Jean-Luc Mélenchon, la VIe République, ce n'est ma tasse de  thé», a dit Olivier Besancenot, qui craint «un changement de numéro de  République» se résumant «à un changement de Premier ministre».

«Si le coup de balai se transforme en coup de plumeau  sur le beau mobilier de Matignon, ce sera sans nous», a-t-il insisté. «En revanche, si c'est pour dire que la Ve république est incompatible  avec la République exemplaire, pas de problème». Le NPA défilera donc dimanche sous son propre  drapeau, «celui de l'internationalisme». Cependant, «on peut ne pas être  d'accord sur tout, mais taper ensemble», a-t-il fait valoir.

L'enjeu pour la formation d'extrême gauche, c'est de «transformer la marche de Jean-Luc Mélenchon en première grande manif de  la gauche anti-gouvernementale». Olivier Besancenot a évoqué «la droite et l'extrême  droite, extrêmement mobilisées contre le mariage pour tous. Il y sont  allés en disant: tous ceux qui sont en colère contre le gouvernement,  allez-y franchement». «Le jeu, c'est que la contestation change de cap,  passe de la droite à la gauche», a dit le facteur, interrogé depuis son  lieu de travail car il «ne fait pas le pont».