Pour Roselyne Bachelot, Claude Guéant est «soit un menteur, soit un voleur»

POLITIQUE Pour l'ancienne ministre de la Santé, il n'aurait jamais dû toucher de primes de cabinet...

Corentin Chauvel avec Reuters
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 French former minister Roselyne Bachelot. Gala evening co-organised by Pierre Berger and Jean-Michel Ribes to support the legalisation of gay marriage and parenting held at the Theatre du Rond-Point. Paris, FRANCE-28/01/2013./Credit:REVELLI-BEAUMONT/SIPA/1301281251
 French former minister Roselyne Bachelot. Gala evening co-organised by Pierre Berger and Jean-Michel Ribes to support the legalisation of gay marriage and parenting held at the Theatre du Rond-Point. Paris, FRANCE-28/01/2013./Credit:REVELLI-BEAUMONT/SIPA/1301281251 — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

Claude Guéant est «soit un menteur, soit un voleur». L’ancienne ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, n’y est pas allée par quatre chemins pour qualifier son ancien collègue du gouvernement, mis en cause par le Canard enchaîné ce mardi après les perquisitions menées en février à son domicile et à son cabinet d'avocats.

Si l’ancien ministre de l’Intérieur a justifié le versement de plus de 500.000 euros sur l’un de ses comptes par une vente de tableaux, d’autres factures payées en espèces dont parle également le Canard enchaîné l'ont été avec de l'argent qui provient de «primes de cabinet» et concernent un montant «de l'ordre de 20.000 ou 25.000 euros», selon Claude Guéant.

«Il n’avait pas à mettre cet argent dans sa poche»

Or ce système de primes a été supprimé par Lionel Jospin en 2002, a rappelé Roselyne Bachelot ce mardi sur le plateau du Grand 8, sur la chaîne D8. L’ancienne ministre conçoit que de l’argent liquide ait pu circuler place Beauvau jusqu’en 2006 pour «rémunérer un certain nombre d’informateurs», «mais il n’avait pas à mettre cet argent dans sa poche», déplore-t-elle. Ainsi, si Claude Guéant s’en tient à son explication, il est «soit un menteur, soit un voleur», conclut Roselyne Bachelot.


Pour Roselyne Bachelot, Claude Guéant est "un...


Les perquisitions à l'encontre de l'ancien ministre de l’Intérieur ont été effectuées dans le cadre d'une enquête préliminaire sur un éventuel financement par la Libye de Mouammar Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, dont l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine affirme détenir des preuves.