Moscovici: «Non je ne dors pas pendant les négociations»

POLITIQUE Il dément des affirmations du «Monde» et de Christine Lagarde...

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Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici s'est énervé mercredi contre le "French bashing", démentant notamment une anecdote rapportée par des médias selon laquelle il se serait récemment endormi en pleines négociations européennes sur le sauvetage de Chypre.
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici s'est énervé mercredi contre le "French bashing", démentant notamment une anecdote rapportée par des médias selon laquelle il se serait récemment endormi en pleines négociations européennes sur le sauvetage de Chypre. — Brendan Smialowski AFP

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici s'est énervé mercredi contre le «French bashing», démentant notamment une anecdote rapportée par des médias selon laquelle il se serait récemment endormi en pleines négociations européennes sur le sauvetage de Chypre.

«Non, je ne dors pas pendant les négociations et Christine Lagarde ne me réveille pas. Oui, la France parle et pèse: stop au "French bashing"!», s'est-il agacé dans un tweet qui a immédiatement suscité une vague d'ironie sur le réseau social.

Certains médias, dont le quotidien français Le Monde, ont rapporté, citant des témoins, que Pierre Moscovici s'était «longuement assoupi», voire endormi au cours de laborieuses discussions à Bruxelles dans la nuit du 24 au 25 mars.

La pique de Christine Lagarde

Selon les versions, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, qui a occupé son poste à Bercy sous la droite, l'a soit réveillé soit, affirme Le Monde, enfoncé en lâchant: «Je comprends pourquoi on n'entend pas la voix de la France».

«Inventer une histoire puis la romancer à partir d'une fausse information jamais vérifiée pour dénigrer un pays: c'est ça, le "French bashing"», a insisté, toujours sur Twitter, le ministre socialiste.

Interrogé sur cet épisode, Pierre Moscovici a récemment concédé s'être légèrement assoupi lors d'une pause dans les discussions.

Cette histoire agace d'autant plus le patron de Bercy qu'elle a été relancée dans les médias mercredi, le jour même où il tenait une conférence de presse pour mettre en avant le rôle de la France, et le sien, sur la scène internationale.

Ainsi, a-t-il déclaré, la réunion des pays riches et émergents du G20 la semaine dernière à Washington a débouché sur «deux évolutions que je n'hésite pas à qualifier de décisives, sinon d'historiques». D'abord, il s'est réjoui d'un «changement de climat», avec la croissance comme «nouvelle priorité» au sein de la communauté internationale.

Ce «changement d'équilibre dans les orientations» s'est fait «autour de notre propre vision des enjeux économiques», a-t-il assuré, pour réfuter les affirmations selon lesquelles la France peine à peser dans le débat sur les excès de l'austérité.