«Mur des cons» du SM: Copé demande à Taubira de «diligenter une enquête»

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Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé mercredi à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de "diligenter une enquête" sur le mur de photos de personnalités de droite assorties de commentaires désobligeants dans le local syndical du Syndicat de la magistrature (SM).
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé mercredi à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de "diligenter une enquête" sur le mur de photos de personnalités de droite assorties de commentaires désobligeants dans le local syndical du Syndicat de la magistrature (SM). — Pierre Andrieu AFP

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, a demandé mercredi à la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de «diligenter une enquête» sur le mur de photos de personnalités de droite assorties de commentaires désobligeants dans le local syndical du Syndicat de la magistrature (SM).

«C'est indigne, c'est un scandale absolu, nous sommes tous scandalisés d'apprendre que nous étions, pour la quasi-totalité des hommes de droite, et des journalistes plutôt classés à droite, sur un mur sur lequel apparaissaient nos photos avec des insultes de la part d'un grand syndicat de la magistrature», a déclaré M. Copé, invité de «Questions d'Info» LCP/FranceInfo/LeMonde/AFP.

«Moi, je demande que Mme Taubira diligente une enquête», a-t-il poursuivi, assimilant ce mur de photos à une «liste noire» qu'aurait établie le SM.

Il a évoqué la possibilité que le Parlement fasse «une enquête». «Il faut qu'on comprenne comment on en est arrivé là à un moment où l'indépendance de la justice est revendiquée, où la séparation des pouvoirs est un élément majeur», a-t-il dit.

«Le gouvernement ne peut pas rester silencieux», a insisté le président de l'UMP.

Comme on lui faisait remarquer qu'il s'agissait d'un local syndical, M. Copé a fait valoir que le «syndicat de la magistrature n'(était) pas un syndicat comme les autres, c'est un syndicat de magistrats», a-t-il dit, en soulignant que le SM montrait ainsi «un engagement politique» assorti de «mises en cause personnelles extrêmement graves».

Le site Atlantico a diffusé une vidéo tournée en caméra cachée montrant sur un mur du local du SM des photos d'hommes et de femmes politiques de droite, comme Brice Hortefeux ou Nadine Morano, mais aussi de journalistes, sur lesquelles étaient inscrits des commentaires désobligeants.