Mariage homo: Cinq députés UDI voteront pour l'adoption du texte

avec AFP

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L'UDI de Jean-Louis Borloo a proposé lundi que toutes les forces parlementaires s'unissent autour d'un programme "républicain" de "redressement national" en dix points pour sortir de la crise, axé sur la relance, une baisse accélérée du coût du travail et un frein à la pression fiscale.
L'UDI de Jean-Louis Borloo a proposé lundi que toutes les forces parlementaires s'unissent autour d'un programme "républicain" de "redressement national" en dix points pour sortir de la crise, axé sur la relance, une baisse accélérée du coût du travail et un frein à la pression fiscale. — Philippe Huguen AFP

Cinq députés UDI sur 30, dont le président du parti et du groupe Jean-Louis Borloo, voteront ce mardi après-midi en faveur de l'adoption du projet de loi ouvrant lemariage aux couples homosexuels.«En première lecture, nous étions cinq à avoir voté pour», a rappelé devant la presse le porte-parole du groupe, Jean-Christophe Lagarde, en précisant que ces positions n'avaient «pas bougé».

«A l'UDI, les gens sont fidèles à leurs convictions. En plus, il s'agit là d'une question d'éthique personnelle donc, il n'y a pas de raisons que les choses se transforment sous l'effet du débat. En général, nous réfléchissons avant, ce qui nous permet de ne pas changer d'avis pendant les débats», a-t-il fait valoir.

Radicalisation du débat

En première lecture, quatre députés UDI, Philippe Gomes, Yves Jégo, Sonia Lagarde et Jean-Christophe Lagarde, avaient approuvé le texte. Jean-Louis Borloo avait lui voté contre «par mégarde» avant d'indiquer officiellement qu'il voulait voter pour. «J'étais à côté de lui et je peux attester qu'il avait pressé sur le bon bouton, donc il y a dû avoir un problème quelque part», a plaidé Jean-Christophe Lagarde.

Interrogé sur la présence de Gilbert Collard aux côtés de députés de l'opposition lors de la manifestation «anti-mariage» de dimanche, le député de Seine-Saint-Denis a dénoncé «une manoeuvre» du député FN.

«On voit bien que Gilbert Collard a cherché a récupérer un mouvement dont son parti n'est pas partie prenante. Marine Le Pen ou la petite-fille de Jean-Marie Le Pen (la députée Marion Maréchal-Le Pen, ndlr) n'ont jamais participé aux manifestations et bien peu au débat», a-t-il souligné.

Pour le porte-parole des députés centristes, la radicalisation du débat est imputable à François Hollande, notamment à cause de sa décision «d'accélérer le calendrier» des débats. Interrogé sur la discrétion dans les débats des cinq UDI partisans du texte, le député a expliqué ne pas «regretter de ne pas avoir contribué à caricaturer l'Assemblée nationale».

«J'ai eu honte vendredi matin quand j'ai appris ce qui s'était passé dans l'hémicycle», a-t-il confié en se référant aux débatteurs qui ont failli en venir aux mains. «Si les députés ne sont pas capables de débattre sereinement dans un hémicycle, la démocratie française a du souci à se faire», a-t-il lancé.