«Mariage pour tous»: Marion Maréchal-Le Pen compare les gardés à vue à des «prisonniers politiques»

POLITIQUE La députée FN a dénoncé la «propagande antifasciste» du gouvernement...

Corentin Chauvel, JD
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Capture d'écran du passage de la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, à la tribune de l'Assemblée nationale, dans la nuit du 17 au 18 avril 2013.
Capture d'écran du passage de la députée FN du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, à la tribune de l'Assemblée nationale, dans la nuit du 17 au 18 avril 2013. — 20minutes.fr

Sortant du débat technique sur projet de loi pour le «mariage pour tous», Marion Maréchal-Le Pen est venue défendre à la tribune de l’Assemblée nationale, dans la nuit de mercredi à ce jeudi, les opposants de la «Manif pour tous», comparant ceux qui ont été placés en garde à vue à des «prisonniers politiques», rapporte Le Lab ce jeudi.

«Votre gouvernement a utilisé les méthodes les plus contestables pour ne pas dire inquiétantes pour minimiser et briser la vaste mobilisation populaire contre le mariage et l’adoption homosexuels: publication de chiffres falsifiés, propagande antifasciste, répression lors de manifestations, et prisonniers politiques. Je pèse mes mots», a-t-elle lancé à l’attention de la majorité.

«Je ne crois ni au sang, ni à la guerre civile»

La députée Front national (FN) du Vaucluse s’est indignée de la garde à vue d’une soixantaine de jeunes qui avaient pourtant, selon elle, «manifesté silencieusement et pacifiquement» dans la nuit de dimanche à lundi. Marion Maréchal-Le Pen s’est émue que le traitement ne soit pas le même pour les manifestations de «groupes de clandestins», des Femen «malgré l’agressivité verbale et visuelle dont elles font preuve» ou encore les «casseurs syndicalistes de gauche» amnistiés.

La jeune députée a ainsi accusé des «barbouzes» de s’infiltrer dans les défilés anti-«mariage pour tous» afin de provoquer des échauffourées. «Les bonnes vieilles méthodes ont la vie dure au-delà des partis», a-t-elle ironisé. «Je ne crois ni au sang, ni à la guerre civile», a encore indiqué Marion Maréchal-Le Pen, se démarquant des propos de Frigide Barjot, insistant sur le pacifisme des opposants, le «peuple de France qui se lève tôt et paye ses impôts». «C’est vous (le gouvernement, ndlr) qu’il faut appeler à la raison et au calme», a-t-elle ainsi estimé.

 

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