Copé : Il y a «deux personnalités faibles» à la tête de l'Etat

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Jean-François Copé, le président de l'UMP, a assuré qu'il y avait à la tête de l'exécutif "deux personnalités faibles", une situation qui rend "difficile" le fonctionnement de la Ve république.
Jean-François Copé, le président de l'UMP, a assuré qu'il y avait à la tête de l'exécutif "deux personnalités faibles", une situation qui rend "difficile" le fonctionnement de la Ve république. — Jeff Pachoud AFP

Jean-François Copé, le président de l'UMP, a assuré qu'il y avait à la tête de l'exécutif «deux personnalités faibles», une situation qui rend «difficile» le fonctionnement de la Ve république.

Sur Radio Classique et Public Sénat, le député-maire de Meaux a jugé que pesait sur le président et son gouvernement «un discrédit en termes d'autorité et de compétence».

L'ex-ministre a salué les «institutions solides de la Ve République, c'est d'ailleurs ce qui permet à François Hollande de tenir. Depuis 1958, ça fonctionne sur un tandem : président de la République et Premier Ministre. Sauf que la difficulté est que nous avons deux personnalités faibles à la tête de l'exécutif. Et la Ve République a du mal à fonctionner avec deux faibles».

Copé veut qu'un «fusible» saute

«Elle peut fonctionner avec deux forts, un fort et un faible, mais on ne peut pas fonctionner avec deux tempéraments faibles», a-t-il insisté.

«Il faut que François Hollande utilise d'une manière ou d'une autre l'un des outils qui lui est prêté par la constitution pour essayer de trouver un nouveau rythme», a poursuivi Jean-François Copé.

Parmi ces outils, «un changement de gouvernement». Le dirigeant d'opposition a estimé que François Hollande pourrait faire «comme l'avait fait François Mitterrand au bout de deux ans: j'acte que cette politique n'est pas la bonne, il faut bien des fusibles, donc je change de gouvernement et de politique».

«La France a besoin d'un choc politique au sens noble du terme», a-t-il assuré. «Ca doit passer par un rendez-vous de vérité. Nous nous approchons d'une atmosphère telle qu'a connue la France en 1958, c'est-à dire un moment où il faut, avec les Français avoir un rendez-vous de vérité dans lequel on utilise la solidité de la Ve République pour, sur une période de cinq ans, faire des réformes courageuses», a encore déclaré le responsable UMP.

Interrogé sur le gouvernement d'union nationale préconisé par l'UMP Benoist Apparu, il a jugé que «l'union nationale, c'est quelque chose qui peut avoir du sens en 1914».