Jean-Marc Ayrault a jugé «pathétique» l'interview de Jérôme Cahuzac

POLITIQUE Le Premier ministre est revenu sur l'interview accordée, mardi, par l'ex-ministre délégué au Budget...

M.Gr. avec AFP

— 

Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013.
Le premier ministre Jean-Marc Ayrault, à la sortie d'un conseils des ministres le 6 mars 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Le Premier ministre n'a pas été tendre avec son ancien ministre. Jean-Marc Ayrault a en effet jugé , ce mercredi sur France Inter, que l'interview accordée mardi par Jérôme Cahuzac sur BMFTV, avait un côté «pathétique», car c'est quelqu'un qui a menti.

Pour le Premier ministre, qui a affirmé ne pas avoir «regardé» jusqu'au bout «l'intervention de M. Cahuzac sur BFMTV», cet exercice était une «espèce d'opération de com», qui l'a «choqué».

Jean-Marc Ayrault a également indiqué se repasser «en boucle les images où un ministre de la République, interrogé par un député de l'opposition, dit dans le lieu solennel de la représentation nationale "je n'ai pas, je n'ai jamais eu de compte à l'étranger"».  «Je trouve presque indécent qu'on ait organisé un feuilleton, il y a comme une opération de com, on n'est pas en Amérique, on est en France!», a-t-il poursuivi.

«Part d'ombre»

Jean-Marc Ayrault a encore assuré que le président François Hollande «n'avait pas d'informations» sur le compte bancaire caché de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac. Interrogé par France Inter sur les propos de Jérôme Cahuzac, qui a affirmé mardi «ignorer» le «degré de connaissance» du président dans cette affaire, le Premier ministre a répondu: «Je peux vous dire que le président de la République n'avait pas d'informations».

Jean-Marc Ayrault a confessé avoir lui aussi une «part d'ombre», son «combi Volkswagen» qu'il a inscrit sur sa déclaration de patrimoine. Reprenant les termes de Jérôme Cahuzac qui a évoqué mardi dans son mea culpa télévisé sa «part d'ombre», le Premier a confié en avoir une lui aussi. «Ma part d'ombre, je vous invite à la voir, c'est mon combi Volkswagen, on pourra faire un tour ensemble», a-t-il lancé au journaliste Patrick Cohen.

Acheté en 1988 et aujourd'hui estimé 1.000 euros, ce combi a pour Jean-Marc Ayrault «une valeur symbolique et surtout sentimentale». «Je le garde car quand je pourrai, je l'utiliserai», a-t-il conclu.