Wauquiez revendique une «différence de culture politique» avec Copé qui «est contre la transparence»

POLITIQUE Bonne ambiance à l'UMP...

avec AFP

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Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, affiche une "différence de culture politique" avec le président du parti, Jean-François Copé qui "est contre la transparence" en matière de patrimoine, dans un entretien au Figaro de mercredi.
Laurent Wauquiez, vice-président de l'UMP, affiche une "différence de culture politique" avec le président du parti, Jean-François Copé qui "est contre la transparence" en matière de patrimoine, dans un entretien au Figaro de mercredi. — Kenzo Tribouillard AFP

Si vraiment Laurent Wauquiez compte se présenter à la présidence de l'UMP, pour laquelle il affrontera Jean-François Copé, l'ambiance promet d'être chaude pendant la campagne... L'ex-ministre des Affaires européennes, vice-président de l'UMP, a affiché une «différence de culture politique» avec le président de son parti, Jean-François Copé qui «est contre la transparence» en matière de patrimoine, dit-il dans un entretien au Figaro de mercredi.

Le 12 avril, Jean-François Copé avait affirmé que Laurent Wauquiez, le premier à droite à avoir publié sa déclaration de patrimoine et qui prône une transparence accrue, était «infantile» et avait «donné un coup de main à Hollande».

«Nous avons une différence d'approche. Jean-François est contre la transparence, là où je considère que l'on ne peut pas convaincre les Français en ayant peur de l'exemplarité», réagit Laurent Wauquiez dans Le Figaro.

Et il attaque la direction de l'UMP...

Tout en refusant «les attaques contre (son) camp», le député-maire du Puy-en-Velay revendique «une différence de culture politique» avec Jean-François Copé, disant appartenir à «une génération sarkozyste, qui considère que l'on doit assumer les choses au grand jour».

Dans la perspective des élections internes de septembre, Laurent Wauquiez, juge «évident que le moment venu, on devra tourner une page à l'UMP, donner un nouvel élan, une nouvelle équipe».

«Nous ne sommes pas aujourd'hui à la hauteur de ce que les Français attendent de nous. Notamment pour dénoncer le matraquage fiscal des classes moyennes, lutter contre les postures de la gauche morale ou encore contre le mariage pour tous», assène-t-il.