Assemblée nationale: Pierre Moscovici s’en prend à l'avocat d'affaires Jean-François Copé

Avec Reuters

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Pierre Moscovoci s'est à nouveau défendu ce mardi d'avoir cherché à blanchir Jérôme Cahuzac et a amorcé une contre-attaque en reprochant au président de l'UMP, Jean-François Copé, de cumuler son siège de député avec son activité d'avocat d'affaires.

Le ministre de l'Economie a redit lors des questions d'actualité à l'Assemblée que la faute de l'ex-ministre du Budget, détenteur d'un compte en Suisse, n'était «en aucun cas celle du gouvernement, ni celle de l'administration fiscale».

«Moi, je suis avocat et j'ai démissionné en 2007»

«Ce n'est pas dans ce gouvernement qu'on trouvera des avocats d'affaires qui sont en même temps députés», a dit Pierre Moscovici en visant Jean-François Copé. «Moi, je suis avocat et j'ai démissionné en 2007 quand j'ai été élu député».

L'opposition accuse le ministre de l'Economie d'avoir déclenché une procédure d'entraide internationale avec la Suisse intempestive et partielle pour savoir si Jérôme Cahuzac, alors visé par une enquête de police, disposait d'un compte à l'UBS. «Plutôt que de faire ces incriminations malveillantes, rejoignez-nous dans le combat pour la moralisation de la vie politique», a répondu Pierre Moscovici.

Sous la pression de l'affaire Cahuzac, l'exécutif prépare en urgence une loi sur la moralisation de la vie politique qui sera examiné en conseil des ministres le 24 avril, en vue d'une adoption avant l'été.