Jacob accuse les socialistes Ayrault et Désir d'être «des repris de justice»

POLITIQUE Le chef de file des députés UMP accuse tant le Premier ministre que le Premier secrétaire du Parti socialiste...

avec AFP

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Christian Jacob, le patron des députés UMP, en course pour sa réélection, le 19 juin 2012 à Paris.
Christian Jacob, le patron des députés UMP, en course pour sa réélection, le 19 juin 2012 à Paris. — K. TRIBOUILLARD / AFP

Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a qualifié mardi «d'anciens repris de justice» Jean-Marc Ayrault et le premier secrétaire du PS Harlem Désir en raison de leurs condamnations dans le passé.

Jean-Marc Ayrault avait été condamné en 1997 à six mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende (4 600 euros) pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public à Nantes, et dix ans plus tard, il a bénéficié d'une réhabilitation pour cette condamnation, comme le prévoit le Code pénal. Harlem Désir avait été condamné en 1998 à dix-huit mois avec sursis pour avoir reçu des salaires fictifs d'une association de 1986 à 1987.

Sanction pénale contre les déclarations de patrimoine erronnées

Christian Jacob répondait devant les caméras à une question, sur le rapport Sauvé sur les conflits d'intérêts (janvier 2011), à l'issue de sa conférence de presse hebdomadaire à l'Assemblée nationale. «Ce rapport, nous l'avons demandé, et moi, contrairement à Jean-Marc Ayrault, je ne suis pas un ancien repris de justice, moi je n'ai pas été condamné à six mois de prison, ou comme Harlem Désir, à 18 mois», a-t-il dit.

Après le rapport Sauvé, l'ancienne majorité a créé «une sanction pénale contre les déclarations de patrimoine erronées», a-t-il ajouté.