Déclaration de patrimoine: Gilbert Collard se dit contre «une France de trou de serrure»

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L'avocat et député FN Gilbert Collard s'est désolé de ne pouvoir défendre les militants identitaires poursuivis pour l'occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, en dénonçant un "procès d'opinion" et "une chasse aux sorcières", sans cautionner leur action.
L'avocat et député FN Gilbert Collard s'est désolé de ne pouvoir défendre les militants identitaires poursuivis pour l'occupation du chantier de la mosquée de Poitiers, en dénonçant un "procès d'opinion" et "une chasse aux sorcières", sans cautionner leur action. — Sylvain Thomas afp.com

Le député lepéniste Gilbert Collard, interrogé ce mardi sur une publication du patrimoine des élus, s'est inquiété d'une «France du trou de serrure» tout en se disant disposé à faire connaître le sien, vu qu'il «s'en fout» Sur i>télé, l'élu du Gard a ironisé sur «cette grande opération de nudité», «demain, j'enlève le bas».

«Je m'en fous, de publier mon patrimoine, ma femme travaille depuis l'âge de 18 ans, moi depuis l'âge de 23 ans», a-t-il argumenté. «Ce n'est pas le patrimoine qu'on a au moment où on entre en politique qui compte, c'est celui qu'on a au moment où on sort de politique».

On «va avoir un parlement de ronds-de-cuir»

Le proche de Marine Le Pen a vanté la «docimasie», cette enquête menée sur les magistrats dans la Grèce antique quand ils quittaient leur charge. Mais il a dénoncé «des lois de précipitation: un événement, une loi, un bruit une loi, une rumeur une loi».

Pour lui, ce contrôle patrimonial devrait alors s'exercer «sur les procureurs généraux, les premiers présidents de chambres, tous les hauts dignitaires de la République». Et «qui va garder les gardiens ?» «Ca devient vraiment la France du trou de serrure», a-t-il dit. «Mais moi personnellement, mon patrimoine, si vous le voulez demain je vous le donne, je m'en fous».

L'avocat qu'il est a mis en garde contre une assemblée de députés fonctionnaires. «La politique n'est pas un métier et en supprimant les métiers libéraux», on «va avoir un parlement de ronds-de-cuir». Selon lui, c'est «ce que veut» François Hollande.