Loi sur l'emploi: Vote et manifestation mardi, après un long débat lundi sur les licenciements

avec AFP

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Après avoir approuvé lundi une profonde réforme des règles encadrant les licenciements économiques, l'Assemblée va voter mardi l'ensemble du projet de loi sur l'emploi, contre lequel manifesteront au même moment les syndicats opposés à ce texte.
Après avoir approuvé lundi une profonde réforme des règles encadrant les licenciements économiques, l'Assemblée va voter mardi l'ensemble du projet de loi sur l'emploi, contre lequel manifesteront au même moment les syndicats opposés à ce texte. — Jean-Sebastien Evrard AFP

Après avoir approuvé lundi une profonde réforme des règles encadrant les licenciements économiques, l'Assemblée va voter mardi l'ensemble du projet de loi sur l'emploi, contre lequel manifesteront au même moment les syndicats opposés à ce texte.

Malgré un appel lundi du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, à «suspendre immédiatement le débat», le vote aura bien lieu mardi sur l'ensemble du texte transcrivant l'accord sur l'emploi entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) accordant plus de flexibilité aux entreprises tout en créant de nouveaux droits pour les salariés. Le Sénat, où le PS n'a pas seul la majorité, s'emparera ensuite de ce projet de loi examiné au Parlement en procédure accélérée (une seule lecture par chambre).

Nouvelle protestation

Pour marquer le coup, une nouvelle journée de protestation contre cet accord qui «veut du mal» aux salariés est prévue mardi à l'appel de la CGT et FO, qui ont refusé de le signer, ainsi que les syndicats SUD et la FSU, qui n'ont pas participé à la négociation car non représentatifs dans le secteur privé. Une première mobilisation, le 5 mars, avait réuni 200.000 manifestants dans toute la France, selon ces syndicats.

Lundi, au sixième et dernier jour du débat dans l'hémicycle, environ cinq députés du Front de Gauche, quasi tous communistes, ont continué la bataille avec des salves d'amendements notamment contre «l'une des mesures les plus catastrophiques» du projet de loi à leurs yeux: une nouvelle procédure qui «permet de boucler les plans sociaux en un délai record de 21 jours».