Cahuzac: l'exécutif promet un projet de loi le 24 avril pour moraliser la vie politique

avec AFP

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L'exécutif a promis lundi un texte sur la moralisation de la vie politique le 24 avril, mais, six jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, une rumeur visant Laurent Fabius et relayée par la presse a encore dégradé un climat délétère.
L'exécutif a promis lundi un texte sur la moralisation de la vie politique le 24 avril, mais, six jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, une rumeur visant Laurent Fabius et relayée par la presse a encore dégradé un climat délétère. — Bertrand Langlois AFP

L'exécutif a promis ce lundi un texte sur la moralisation de la vie politique le 24 avril, mais, six jours après les aveux dévastateurs de Jérôme Cahuzac, une rumeur visant Laurent Fabius et relayée par la presse a encore dégradé un climat délétère.

Si le contenu des mesures «choc» promises par Matignon n'a pas été dévoilé, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en a annoncé lundi le calendrier. Le projet de loi fera l'objet d'une communication en Conseil des ministres dès mercredi, avec pour objectif sa présentation devant ce même Conseil deux semaines plus tard, le 24 avril, et une adoption définitive par le Parlement «avant l'été».

Atmosphère étouffante

Sans attendre et devant le risque d'une décrédibilisation encore plus profonde du pouvoir et de la classe politique, près de onze mois après l'élection de François Hollande à l'Elysée, le Premier ministre a annoncé par ailleurs la publication des déclarations de patrimoine de l'ensemble des ministres d'ici au 15 avril.

Une manière de desserrer l'étau de la suspicion après que Libération a électrisé l'atmosphère, déjà fébrile, se faisant l'écho en une d'une «rumeur» prêtant au chef de la diplomatie française un compte en Suisse, une piste «explorée» par Mediapart, à en croire le quotidien.

«Il n'existe à Mediapart que ce qui est publié sur notre site», a cependant pris soin de souligner un journaliste du site d'information, tandis que Laurent Fabius a «formellement démenti» les assertions du journal, promettant «des procédures juridiques».