Biens mal acquis: Nguesso dénie à la justice française «le droit» d'enquêter

JUSTICE Il sort d'un entretien avec François Hollande...

avec AFP

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Le président congolais Denis Sassou Nguesso, reçu lundi par François Hollande, a dénié à la justice française "le droit" d'enquêter sur les "biens mal acquis", estimant qu'il s'agissait d'une entorse au principe de non-ingérence.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso, reçu lundi par François Hollande, a dénié à la justice française "le droit" d'enquêter sur les "biens mal acquis", estimant qu'il s'agissait d'une entorse au principe de non-ingérence. — Bertrand Langlois AFP

Le président congolais Denis Sassou Nguesso, reçu lundi par François Hollande, a dénié à la justice française «le droit» d'enquêter sur les «biens mal acquis», estimant qu'il s'agissait d'une entorse au principe de non-ingérence.

«Ce que nous voulons rappeler, c'est que le principe auquel nous avons tous souscrit au plan international est celui de la non-ingérence dans les affaires intérieures», a déclaré le chef de l'Etat congolais à l'issue d'un entretien de plus d'une heure avec son homologue français.

Ce principe doit être «respecté pour que la justice en France ne se sente pas le droit de traiter de questions qui intéressent les problèmes intérieurs aux autres Etats», a-t-il insisté.

Brève poignée de mains

«Voilà, c'est ça le principe», a conclu Denis Sassou Nguesso. A son arrivée à l'Elysée, François Hollande s'était abstenu de descendre les marches du perron pour l'accueillir, échangeant une brève poignée de main. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si cette affaire lui empoisonnait la vie et l'empêchait de dormir, Denis Sassou Nguesso a répondu d'un lapidaire: «Certainement pas».

Deux juges parisiens enquêtent sur les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier aurait été acquis en France par Denis Sassou Nguesso, l'ancien président gabonais Omar Bongo et le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang ainsi que certains de leurs proches.

Les ONG Sherpa et Transparence International France sont à l'origine de la plainte qui a déclenché cette triple enquête.