Pécresse: «François Hollande ne mesure pas son discrédit»

avec AFP

— 

La députée UMP Valérie Pécresse estime à propos de la retraite qu'il faut "porter l'âge légal à 65 ans d'ici à 2020", dans un entretien mardi au quotidien Les Echos, au lendemain de la consultation des acteurs sociaux par Jean-Marc Ayrault, entre autres sur ce dossier.
La députée UMP Valérie Pécresse estime à propos de la retraite qu'il faut "porter l'âge légal à 65 ans d'ici à 2020", dans un entretien mardi au quotidien Les Echos, au lendemain de la consultation des acteurs sociaux par Jean-Marc Ayrault, entre autres sur ce dossier. — Francois Guillot AFP

Valérie Pécresse, ancienne ministre du Budget, qui réagissait jeudi sur BFMTV aux propos tenus par le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse au Maroc, a affirmé que François Hollande ne mesurait «pas son discrédit». «François Hollande ne mesure pas son discrédit. Aujourd'hui, ce qu'il vient de nous dire, ce ne sont pas des réponses à la hauteur de la situation du pays, que ce soit sa situation économique et sociale ou sa situation morale et politique», a affirmé Valérie Pécresse.

Selon la secrétaire générale déléguée de l'UMP, «nous avons besoin d'un sursaut et ce sursaut ne viendra pas de quelques paroles lénifiantes nous appelant à limiter des conflits d'intérêt dans la société». La députée des Yvelines a également affirmé que «François Hollande nous doit toute la vérité» sur Jérôme Cahuzac.« A partir de quand a-t-il eu des doutes, comment a-t-il pu laisser Cahuzac à son poste alors qu'il avait des doutes?», s'est-elle interrogée.

«Sentiment de malaise»

Egalement interrogée sur Jean-Jacques Augier, l'ancien trésorier du candidat Hollande en 2012, qui a reconnu jeudi être actionnaire de sociétés offshore aux îles Caïmans tout en niant en avoir tiré un «avantage fiscal», Valérie Pécresse a affirmé qu'il y avait là «confusion des genres».

«Quand un très proche du président de la République a des comptes dans des paradis fiscaux, ça donne un sentiment de malaise. Les Français sont mal à l'aise de voir un président de la République qui s'affiche comme un ennemi des riches, l'ennemi de la finance et l'ennemi des paradis fiscaux, et qui tolère dans son entourage très proche» un homme «qui lui-même aurait des intérêts dans un paradis fiscal», a-t-elle ajouté.