VIDEOS. Affaire Cahuzac: Ces phrases qui font désordre

M.Gr.

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Jérôme Cahuzac, le 5 décembre 2012 à l'Assemblée nationale.
Jérôme Cahuzac, le 5 décembre 2012 à l'Assemblée nationale. — Thibault Camus/AP/SIPA

Il y a des phrases qui restent et d'autres qu'on voudrait oublier. En avouant avoir possédé un compte en Suisse, Jérôme Cahuzac a fait voler en éclats plusieurs mois d'une défense acharnée, donnant du même coup une nouvelle saveur à certaines de ses «sorties».

Et en premier lieu à cette défense les «yeux dans les yeux», que Jérôme Cahuzac n'a cessé de marteler. D'abord au président de la République, à qui il a affirmé qu'il ne possédait pas pareil compte, puis au reste du pays, devant l’Assemblée nationale, mais aussi à travers diverses interviews. «Depuis le début c’est moi qui dis la vérité», appuyait-il ainsi le 8 février sur BFMTV, affirmant ne pas avoir eu de compte en Suisse, «à aucun moment».

 

 

 

Une telle posture n'est pas nouvelle chez les politiques, comme le rappelle Le Figaro. Sauf qu'en devenant le premier homme politique à faire des aveux publics, Jérôme Cahuzac a lui-même donné une toute autre dimension à ses propos.

Et son compte Twitter n’échappe pas à la règle, puisque l’ancien ministre s’y faisait le défenseur de la justice fiscale, en novembre 2012.

 

 

Un tweet qui fait aujourd'hui désordre, alors qu'il indiquait donner rendez-vous à l'Assemblée nationale pour mener bataille sur ce thème.

En juillet 2010, une autre sortie, sur ce qu'il qualifiait de «problème Woerth» dans l'affaire Bettencourt, prend un autre sens aujourd’hui. Jérôme Cahuzac estimait alors que pour sortir de «la crise de régime» entraînée par l'affaire Bettencourt/Woerth, Nicolas Sarkozy devait soit «dissoudre» l'Assemblée nationale, soit changer de gouvernement.

Car dans cette situation, impossible de ne pas regarder à l’échelon supérieur. La question de savoir si l'Elysée était au courant, ou non, reste entière, mais le grand déballage commence -notamment avec la révélation du Monde concernant le trésorier de la campagne de François Hollande. Et ces vagues qui éclaboussent l’Elysée font rejaillir certaines phrases prononcées par le Président alors en campagne.

Comme lors de son meeting du 22 janvier 2012 au Bourget, où le candidat Hollande avait affirmé: «Mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Mon adversaire, c'est la finance». Et aujourd’hui aussi, un peu, l'un de ses anciens ministres.