François Hollande: Cahuzac «a commis une impardonnable faute morale»

RÉACTION e chef de l'Etat prend par ailleurs «acte avec grande sévérité des aveux» de l'ancien ministre...

E.O.

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François Hollande, le 21 mars 2013, à Alfortville.
François Hollande, le 21 mars 2013, à Alfortville. — LEMOUTON-POOL/SIPA

François Hollande a indiqué dans un communiqué que Jérôme Cahuzac, qui a admis ce mardi avoir possédé un compte à l’étranger avait «commis une impardonnable faute morale», «en niant l’existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays ainsi que devant  la représentation nationale». «Pour un responsable politique, deux vertus s’imposent : l’exemplarité et la vérité», écrit encore l’Elysée.

Par ailleurs, le chef de l’Etat «prend acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac (…)». «C’est désormais à la Justice d’en tirer les conséquences», juge la Présidence.

«Un homme politique doit être irréprochable», estime Matignon

«C’est avec tristesse et consternation que j’apprends la vérité. Cette vérité est cruelle: Jérôme Cahuzac a menti devant le Président de la République, le Premier ministre et la représentation nationale», a de son côté réagi Jean-Marc Ayrault.  Le Premier ministre rappelle dans un communiqué qu'un «homme politique doit être irréprochable» et qu'il «doit, plus que tout autre citoyen, respecter la loi». «Le mensonge n’est pas acceptable en démocratie», insiste Matignon.

Pour Jean-Marc Ayrault, «c’est à lui désormais qu’il appartient d’assumer pleinement ses responsabilités devant la justice».

Jérôme Cahuzac, qui a été mis en examen ce mardi pour blanchiment de fraude fiscale, a aussitôt demandé «pardon» au «Président de la République, au Premier Ministre, à (ses)anciens collègues du gouvernement pour «le dommage qu’il leur a causé».