Cahuzac reconnaît l'existence d'un compte à l'étranger et «demande pardon» au Président et au Premier ministre

JUSTICE «J’exprime mes sincères et plus profonds regrets», écrit l'ex-ministre sur son blog...

E.O.

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Jérôme Cahuzac, le 23 janvier 2013.
Jérôme Cahuzac, le 23 janvier 2013. — PRM/SIPA

Jérôme Cahuzac, qui a été auditionné ce mardi par les juges d’instruction, reconnait dans un post de blog «l’existence d’un compte» «à l'étranger», qu'il possède depuis «une vingtaine d'années». «J’ai informé (les juges) de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris», poursuit-il.

L’ex-ministre du Budet «demande pardon» à «Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à (ses)anciens collègues du gouvernement»  pour «le dommage qu’il leur a causé». «A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets», continue Jérôme Cahuzac. «Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus».  

«Je suis dévasté par le remords»

Jérôme Cahuzac dit avoir «mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel (il a) manqué et le souci de remplir les missions qui (lui) ont été confiées». «J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords», écrit-il encore.

«Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence», conclut l'ancien ministre.