Pour Moscovici, Borloo est «soumis» à l'UMP et dans la «même outrance»

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Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé que Jean-Louis Borloo était "soumis à l'UMP" et "perdu dans la même outrance", en réaction aux critiques du dirigeant centriste contre François Hollande dans Le Parisien dimanche.
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé que Jean-Louis Borloo était "soumis à l'UMP" et "perdu dans la même outrance", en réaction aux critiques du dirigeant centriste contre François Hollande dans Le Parisien dimanche. — Eric Piermont AFP

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a estimé que Jean-Louis Borloo était «soumis à l'UMP» et «perdu dans la même outrance», en réaction aux critiques du dirigeant centriste contre François Hollande dans Le Parisien dimanche.

«Le président de l'UDI (Jean-Louis Borloo) veut incarner un centrisme plein de sagesse et attaché à l'intérêt général. En réalité, il montre surtout qu'il est soumis à l'UMP et perdu dans la même outrance», a déclaré Pierre Moscovici à l'AFP. Jean-Louis Borloo refuse «d'admettre que le président de la République a fixé un cap qui tient compte des erreurs du passé, car les seules erreurs que nous ayons à corriger, ce sont celles des gouvernements auxquels Jean-Louis a appartenu pendant dix ans», a-t-il ajouté. «La droite a laissé les déficits filer, maintenant ils nous donnent des leçons alors que nous nous employons à les réduire», a poursuivi M. Moscovici en rappelant que le déficit public était à 5,3% en 2011 contre 4,8% l'an dernier.

Dans une interview au Parisien Dimanche, Jean-Louis Borloo a estimé que François Hollande était apparu «perdu, désemparé» sur l'économie et le social lors de son intervention télévisée jeudi, en se demandant s'il «ne cherch(ait) pas à préparer un remaniement». Il lui a également reproché de ne pas avoir donné le chiffre du déficit public 2012, une critique balayée par Pierre Moscovici pour qui «c'est à l'Insee de faire les annonces au jour prévu et pas aux responsables publics de les anticiper». «Nous avons besoin de calme, d'engagement, pas d'imprécation et de dénigrement», a conclu le ministre de l'Economie en réclamant «que l'opposition revienne à des propositions plutôt qu'à des dénigrements systématiques et à la caricature».