Serge Dassault à Corbeil-Essonnes: Ouverture d'une enquête sur des soupçons d'achat de votes

POLITIQUE L'instruction a été ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment et abus de biens sociaux...

20 Minutes avec AFP
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Une information judiciaire a été ouverte à Paris sur des soupçons d'achats de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) lors de la campagne municipale de 2010 remportée par le successeur de Serge Dassault, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de L'Express.
Une information judiciaire a été ouverte à Paris sur des soupçons d'achats de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) lors de la campagne municipale de 2010 remportée par le successeur de Serge Dassault, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de L'Express. — Bertrand Langlois AFP

Une information judiciaire a été ouverte à Paris sur des soupçons  d'achat de votes à Corbeil-Essonnes (Essonne) lors de la campagne  municipale de 2010 remportée par le successeur de l'industriel Serge Dassault (UMP), a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de L'Express.

Cette  instruction a été ouverte pour achat de votes, corruption, blanchiment  et abus de biens sociaux, selon la source judiciaire. Ces soupçons de  pratiques électorales illégales faisaient auparavant l'objet d'une  enquête préliminaire menée par la juridiction interrégionale spécialisée  (Jirs) de Paris, à la suite d'un signalement par l'agence anti-fraude  Tracfin.

L'industriel Serge Dassault a dirigé la commune de  Corbeil-Essonnes de 1995 à 2009. Son successeur désigné, Jean-Pierre  Bechter (UMP), a été élu en décembre 2010 après invalidation de son  élection en octobre 2009.

Plusieurs témoins qui se sont rétractés

Le Canard Enchaîné  avait rapporté début décembre qu'une somme de 1,7 million d'euros en  liquide aurait transité par le Liban avant d'arriver dans les mains  d'intermédiaires, quelques semaines avant l'élection municipale de 2010,  chargés de distribuer cet argent aux militants et aux électeurs.

L'hebdomadaire  mentionnait des vidéos de jeunes d'un quartier de la commune estimant  n'avoir pas touché leur dû et la voix de Serge Dassault évoquant une  transaction avec un intermédiaire.

En 2009, plusieurs personnes  avaient témoigné par écrit au Conseil d'Etat sur des dons d'argent dont  ils accusaient Serge Dassault. Ils s'étaient finalement rétractés. Le  Conseil d'Etat avait invalidé en juin 2009 la municipale de 2008.

A  Paris, outre l'enquête préliminaire sur des achats de votes présumés,  ont été ouvertes une information judiciaire pour appels téléphoniques  malveillants et tentative d'extorsion de fonds, ainsi qu'une enquête  préliminaire pour extorsion en bande organisée, ouverte après des  plaintes des enfants Dassault.