Présidence de l'UMP: François Fillon pas dupe d'une manipulation du camp Copé

POLITIQUE L'ex-Premier ministre, ancien candidat à la présidence de l'UMP, réaffirme que sa victoire à la tête du parti a été volée par son rival...

Anne-Laëtitia Béraud
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François Fillon à Paris le 23 novembre 2012.
François Fillon à Paris le 23 novembre 2012. — REUTERS/Gonzalo Fuentes

L’élection pour la présidence de l’UMP de novembre 2012, qui s’est terminée en psychodrame fratricide entre pro-Fillon et pro-Copé, n’a pas fini de provoquer des remous. François Fillon a été interrogé ce vendredi matin, au lendemain de la publication du Coup monté, qui souhaite démontrer la manipulation du camp Copé, soutenu par Nicolas Sarkozy, pour rafler la tête du parti.

Selon les auteurs de ce livre, Patrice Gélard, président de la commission chargée de proclamer les résultats de l’élection à l’UMP, aurait déclaré: «On ne m'enlèvera pas de l'idée que c'est un coup monté». Les auteurs du méfait ? «Jérôme Lavrilleux et Éric Cesari», deux proches de Copé, selon Patrice Gélard, continuent les auteurs. Ces phrases ont été démenties jeudi après-midi par Patrice Gélard, mais les auteurs maintiennent les propos.

>> Revivez la soirée d'élection à l'UMP, le 18 novembre 2012

«C’est ce que j’ai toujours dit»

Interrogé sur le soupçon de coup monté, l’ancien Premier ministre répond ce vendredi matin sur Europe 1: «Il n'y a rien de nouveau, c'est ce que j'ai toujours dit». «Le résultat de cette élection me donnait une très courte victoire. Il a été inversé dans des conditions inacceptables, c'est pour ça que j'ai déclenché la crise qui a eu lieu à l'UMP», souligne-t-il ensuite.

«Je l'ai regretté par ailleurs, parce que ce n'est jamais une bonne chose d'avoir une crise», ajoute François Fillon, qui espère que «les (prochaines ndlr) élections se déroulent dans des conditions de transparence dignes d'un grand parti démocratique».

Incertitude sur une nouvelle élection

Une nouvelle élection interne à l’UMP est théoriquement prévue en septembre, selon l’accord de paix signé en décembre 2012 entre Jean-François Copé et François Fillon. Pour ne pas répéter les erreurs de novembre, ce scrutin devrait être placé sous la surveillance d'une «haute autorité» indépendante.

Mais depuis le début de l’année, de nombreuses voix estiment à l’UMP qu’une nouvelle élection n’est pas nécessaire, Jean-François Copé occupant le «job» tandis que François Fillon se concentre sur la primaire à droite pour l’élection présidentielle de 2017. 

>> La vidéo de l'interview ci-dessous, les propos sur l'élection à la présidence de l'UMP dans les deux dernières minutes