Un député PS à Hollande: «Quand on est président, on n'est pas conseiller général»

© 2013 AFP

— 

Plusieurs élus de droite et du centre se sont indignés mercredi d'un message de voeux du député PS et maire du XIVe arrondissement de Paris, Pascal Cherki, s'en prenant aux exilés fiscaux et au Medef.
Plusieurs élus de droite et du centre se sont indignés mercredi d'un message de voeux du député PS et maire du XIVe arrondissement de Paris, Pascal Cherki, s'en prenant aux exilés fiscaux et au Medef. — Martin Bureau afp.com

Le député PS Pascal Cherki a estimé ce mardi à l'Assemblée que «lorsque l'on est président de la France, on n'est pas conseiller général, on prend la mesure de la situation et on change de braquet». «La situation est très grave, nous sommes dans une marche à la crise très importante», a déclaré ce député de l'aile gauche du PS dans les couloirs de l'Assemblée. «Alors, quand on est président de la France, on n'est pas conseiller général de canton, on prend la mesure de la situation et on change de braquet.»

«François Hollande n'a pas été élu pour conduire le peuple français sur le chemin sans fin de l'austérité et de la rigueur. Ce n'est pas cela le rêve français», a-t-il ajouté, alors que le président de la République est l'invité d'une émission spéciale de France 2 jeudi soir pour s'adresser aux Français.

Pascal Cherki a par ailleurs dénoncé la paralysie de l'Europe «en raison des égoïsmes nationaux». «Ces égoïsmes sont venus de l'entêtement, de l'obsession de Mme Merkel qui se comporte avec le même entêtement, la même obsession que nous avons eus, nous, les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, avec l'Allemagne en 1919», a-t-il jugé.