2014: Il y aura bien des primaires socialistes à Marseille

Avec Reuters

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Le Parti socialiste organisera des primaires ouvertes dans au moins trois villes, dont Marseille, et au maximum dans moins d'une dizaine pour les élections municipales de 2014, a-t-on appris ce mardi auprès de la direction du Parti socialiste. Le projet de primaires à Paris est définitivement enterré depuis qu'Anne Hidalgo, adjointe PS au maire Bertrand Delanoë, est seule candidate après le renoncement de Jean-Marie Le Guen. Une première liste devrait être entérinée lors du Conseil national du 13 avril en vue de scrutins prévus à l'automne. Outre Marseille, les deux autres villes «sûres» sont Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) et Le Havre (Seine-Maritime).

Des primaires sont également envisagées à Bordeaux (Gironde) Montauban (Lot-et-Garonne), Montpellier (Hérault) et Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) en fonction de la décision du maire sortant. A Marseille, «la détermination des prétendants semble assez entière», explique Alain Fontanel, secrétaire national aux fédérations et conseiller politique de Harlem Désir, le numéro 1 du PS. Cette primaire pourrait in fine être abandonnée uniquement si l'un des prétendants marseillais parvenait à obtenir le ralliement de ses adversaires.

«Faire un "moment primaires" pour avoir un effet levier»

La candidature de Marie-Arlette Carlotti s'ajoute à celles de la sénatrice des Bouches-du-Rhône, Samia Ghali, du président de la communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli et du député Patrick Mennucci. Pour la direction socialiste, une «primaire réussie» sera l'une des conditions de la victoire à Marseille face au maire UMP sortant, Jean-Claude Gaudin, du moins s'il se représente. Selon un sondage Ifop-Fiducial publié dimanche, les quatre principaux candidats à la primaire PS à Marseille seraient en mesure chacun d'emporter la mairie face à Jean-Claude Gaudin.

La direction insiste sur le fait que le parti organisera dans les villes concernées «des primaires ouvertes aux citoyens» avec des bureaux de vote, afin de créer une dynamique. Dans la mesure du possible, ces scrutins auront lieu en octobre, en même temps que les votes d'investiture des militants pour les autres villes. «L'idée, c'est de faire un "moment primaires" pour avoir un effet levier», à l'image de la compétition interne pour la présidentielle de 2012, explique Christophe Borgel, secrétaire national du PS aux élections. Des sondages de notoriété seront effectués et il y aura comme pour celles de la présidentielle une haute autorité des primaires.