Mariage pour tous: François Bayrou estime que François Hollande ne doit pas retirer le projet de loi

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L'ancien ministre de l'Education nationale François Bayrou a appelé mardi les acteurs du monde éducatif à "surmonter" avec "sérénité" les blocages actuels sur la question des rythmes scolaires, jugeant nécessaire de parvenir à une réduction des heures de cours dans la journée.
L'ancien ministre de l'Education nationale François Bayrou a appelé mardi les acteurs du monde éducatif à "surmonter" avec "sérénité" les blocages actuels sur la question des rythmes scolaires, jugeant nécessaire de parvenir à une réduction des heures de cours dans la journée. — Martin Bureau afp.com

François Bayrou a estimé ce mardi que François Hollande ne devait pas retirer le projet de loi sur le mariage gay, après le succès de la manifestation des opposants à Paris, mais que le Sénat devait jouer son rôle «de plus grande réflexion et de prise en compte de ce qu'il se passe dans le pays».

François Hollande «doit réfléchir à ce qui est en train de se passer», a estimé mardi sur RMC/BFM-TV le leader centriste à propos du projet de loi sur le mariage gay. «J'ai regardé (...) la manifestation dimanche. (...) Je n'aurais pas cru qu'il y aurait autant de monde. Pour moi, le succès de la manifestation de dimanche pour ses organisateurs est plus important que le succès du 13 janvier. Parce que c'est une manifestation dont on ne parlait pas ou beaucoup moins dans les médias et qui a cependant mobilisé des centaines et des centaines de milliers de personnes», a-t-il souligné.

Retirer le projet de loi serait «une déstabilisation»

François Hollande doit-il en tenir compte et retirer son projet de loi? «Non, je pense même que ce serait une déstabilisation qu'il le fasse», a répondu François Bayrou. «Le projet de loi qui a été adopté à l'Assemblée nationale va maintenant venir au Sénat. S'il y a un moment où le Sénat doit jouer son rôle, qui est un rôle de plus grande réflexion et de prise en compte de ce qu'il se passe dans le pays, c'est là», a-t-il jugé.

«Je pense que l'examen du texte au Sénat va être un moment très important et je pense que beaucoup de ceux qui se sont exprimés dimanche se disaient "au fond, ce n'est pas fini, il y a aussi le Sénat"», a-t-il ajouté. Pour l'ancien député béarnais, le rôle du Sénat, «cela veut dire qu'on garde le projet de loi et on essaie de prendre en compte ce que disent ceux qui ne comprennent pas ou n'acceptent pas». C'est, selon lui, ce que doit dire François Hollande aux Français jeudi soir lors de son intervention télévisée.