Un dirigeant du Parti de gauche place Moscovici parmi les «17 salopards de l'Europe»

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François Delapierre, numéro 3 du Parti de gauche, a minimisé vendredi la portée de la candidature de François Fillon à l'horizon 2017, estimant qu'elle n'avait pour but que de contrer un retour de Nicolas Sarkozy, celui-ci étant, à ses yeux, favorisé par la politique de François Hollande.
François Delapierre, numéro 3 du Parti de gauche, a minimisé vendredi la portée de la candidature de François Fillon à l'horizon 2017, estimant qu'elle n'avait pour but que de contrer un retour de Nicolas Sarkozy, celui-ci étant, à ses yeux, favorisé par la politique de François Hollande. — Jacques Demarthon AFP

Un dirigeant du Parti de gauche, François Delapierre a fustigé samedi «les 17 salopards de l'Europe», dont le ministre de l'Economie Pierre Moscovici, faisant référence à l'attitude des 17 gouvernements de la zone euro à l'égard de Chypre.

François Delapierre, secrétaire national du parti coprésidé par Jean-Luc Mélenchon, s'exprimait à la tribune du congrès du PG, qui se tient jusqu'à dimanche à Bordeaux. Il a dénoncé le «coup d'Etat financier qui est à l'oeuvre», y compris en Europe avec les récentes propositions concernant Chypre et les «17 salopards de l'Europe». «Dans ces 17 salopards, il y a un Français, il a un nom, il a une adresse, il s'appelle Pierre Moscovici et il est membre du Parti socialiste», a-t-il dit vivement applaudi par les 800 délégués.

«Il faut combattre la thèse médiatique selon laquelle la gauche est au pouvoir», a déclaré François Delapierre. «Nous sommes dans une compétition avec le PS qui (...) emmène la France à la catastrophe, qui chaque jour prépare et facilite la tâche à l'extrême droite», a-t-il ajouté. «On ne veut pas laisser le FN être le seul à parler fort», a dit à des journalistes Martine Billard, coprésidente du PG. «On est dans une époque où les citoyens cherchent une réponse claire et ferme», ajoute-t-elle.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, partenaire du PG au sein du Front de gauche, est venu samedi après-midi assister au congrès. «Il n'y a pas de guerre ou de conflit dans le Front de gauche, il y a un débat», a déclaré à la presse Pierre Laurent à propos des divergences entre les deux partis, en particulier au sujet des alliances pour les municipales.