Sarkozy mis en examen: La décision du juge Gentil «déshonore la justice», selon Henri Guaino

POLITIQUE L'élu propose que le juge vienne «s'expliquer publiquement»...

E.O.

— 

Henri Guaino, le 29 janvier 2013, à l'Assemblée nationale.
Henri Guaino, le 29 janvier 2013, à l'Assemblée nationale. — REUTERS/Charles Platiau

Henri Gaino est remonté comme une pendule. Le député des Yvelines, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, ne décolère pas après la décision du juge Gentil de mettre en examen l’ex-chef de l’Etat. Ainsi, le magistrat «a déshonoré un homme, il a déshonoré les institutions et il a déshonoré la justice», a lancé l’élu sur Europe 1. 

«Personne de censé ne peut accuser Nicolas Sarkozy d’abuser de la faiblesse d’une vieille dame», s’est emporté Henri Gaino,  jugeant l’accusation «grotesque» et «invraisemblable».

«Nous sommes en train de salir la République»

Pour lui, cette mise en examen «oblige à se poser des questions». «Où sont les preuves? Où sont les millions? Où est l’argent qui a été versé?» s’est-il interrogé. «Si le juge est si sûr de lui… Moi je trouve que ça assainirait beaucoup la justice que les juges, quand ils prennent des décisions –soit de relâcher des voyous, soit d’inculper des citoyens– ils s’en expliquent publiquement.»

«Quand on porte ce genre d’accusations sur un ancien président de la République, qui a incarné la France, il faut y réfléchir à deux fois», a continué le député, décidément très en verve, «parce que les conséquences, et pour lui, et pour le pays, et pour la République, sont considérables.»

«Ce que nous sommes en train de faire, c’est détruire ce qui nous unit, c’est-à-dire la République, c’est salir la République. Comment allons nous ensuite vivre ensemble si plus rien ne nous unit?» a déploré Henri Guaino. «Quand tout le monde se croit tout permis, quand la majorité se croit tout permis, quand un juge se croit tout permis (…) il faut dire ‘assez’», a-t-il conclu.