Collard et Marion Maréchal-Le Pen voteront la motion de censure de l'UMP

avec AFP

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Les deux députés élus sous les couleurs du FN, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, voteront mercredi la motion de censure de l'UMP contre la politique économique du gouvernement, ont-ils annoncé vendredi, en exprimant des réserves.
Les deux députés élus sous les couleurs du FN, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, voteront mercredi la motion de censure de l'UMP contre la politique économique du gouvernement, ont-ils annoncé vendredi, en exprimant des réserves. — Miguel Medina AFP

Les deux députés élus sous les couleurs du FN, Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen, voteront mercredi la motion de censure de l'UMP contre la politique économique du gouvernement, ont-ils annoncé ce vendredi, en exprimant des réserves.

«Je la vote mais ça n'exonère nullement l'UMP de ses fautes passées», a déclaré à l'AFP le député du Gard, Gilbert Collard. Interrogé, l'entourage de Marion Maréchal-Le Pen, élue dans le Vaucluse, a aussi répondu par l'affirmative, sans aucune autre précision. Pour Gilbert Collard, «cette motion se justifie pleinement aujourd'hui par l'état de délabrement économique, social et moral que la gauche est en train d'aggraver», a-t-il expliqué dans un communiqué.

Motion de censure

«Je ne vais pas m'abstenir alors que je critique la politique de ce gouvernement. Il faut être cohérent. Mes électeurs ne comprendraient pas que je ne vote pas cette motion de censure», a-t-il fait valoir à l'AFP. «Si demain, le Front de gauche présente une motion de censure, je la vote», a-t-il encore assuré.

Jeudi, invité du Talk-Orange-Le Figaro, le vice-président du FN Florian Philippot avait éludé une question sur cette motion de censure, en répondant «on verra», tout en critiquant la démarche du leader de l'UMP Jean-François Copé.

«C'est très hypocrite de la part de Jean-François Copé de vouloir motiver, mobiliser comme ça son camp sur des motions de censure qui reposent sur du vent», avait-il affirmé. Il avait ajouté que François Hollande, Jean-François Copé, François Fillon ou Jean-Marc Ayrault étaient «le faux-nez d'un système qui est ailleurs, qui est à Bruxelles, qui est à Berlin, qui est à Washington (et) qui décide de tout».

Pour être adoptée, une motion de censure doit recueillir la majorité des membres composant l'Assemblée, ce qui ne laisse aucune chance à celle du groupe UMP, les socialistes détenant à eux seuls la majorité absolue.