Primaires UMP à Paris: Goujon convie les candidats à une nouvelle réunion

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Le maire du XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon, a annoncé mardi en présence de François Fillon que Jean-François Lamour et lui-même avaient été investis par l'UMP dans deux circonscriptions de la capitale susceptibles de servir de point de chute à Rachida Dati.
Le maire du XVe arrondissement de Paris, Philippe Goujon, a annoncé mardi en présence de François Fillon que Jean-François Lamour et lui-même avaient été investis par l'UMP dans deux circonscriptions de la capitale susceptibles de servir de point de chute à Rachida Dati. — Alexander Klein afp.com

Philippe Goujon, numéro un de l'UMP-Paris, a convié vendredi les candidats qui contestent le mode d'organisation des primaires municipales à en discuter avec lui, tout en moquant le PS qui désigne «une héritière».

Sur France Bleu, le député et président de la fédération UMP de la capitale s'est dit «surpris» des critiques lancées au sein de son parti contre les modalités de la primaire parisienne détaillées la veille.

Trois des candidats à la tête de liste UMP pour tenter de ravir la capitale à la gauche, ont dénoncé jeudi «l'opacité et l'iniquité» du processus.

«Ca fait un mois que nous discutons», a dit Philippe Goujon, tout en jugeant que ce n’était «pas à un candidat dans une élection de déterminer les modalités de l’élection».

«Nous pouvons encore avancer»

Il a relevé que des postulants «avaient fait part d'observations». «Nous avons tenu compte de certaines, pas d'autres, peut-être pouvons-nous encore avancer». «Je les convie cet après-midi à une réunion technique».

Commentant l'annonce par le socialiste Jean-Marie Le Guen qu'il n'entrait pas dans la course à la succession de Bertrand Delanoë, Philippe Goujon, également maire du XVe arrondissement, a déclaré, à propos d'Anne Hidalgo, élue PS de son arrondissement : «Nous aurons d'un côté, à droite, des primaires ouvertes qui permettront à tous les électeurs parisiens de choisir le candidat qu'ils veulent pour la mairie de Paris et de l'autre côté, une héritière désignée par le chef sans aucun débat, avec beaucoup de pressions exercées sur ceux qui pouvaient la concurrencer».

Pour le député-maire UMP, «la décision de Le Guen n'est pas tout à fait étrangère au fait qu'il a été reçu par le président de la République», «vous, savez, celui qui disait : moi président, je ne me mêlerai pas des affaires des partis».