Ecole: Peillon fait le choix «d'avancer sur les sujets partagés par tout le monde»

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Les députés sont entrés mercredi dans le vif du sujet du projet de loi pour la refondation de l'école, en discutant de l'article 1 qui programme les 60.000 créations de postes promis par François Hollande durant la campagne présidentielle.
Les députés sont entrés mercredi dans le vif du sujet du projet de loi pour la refondation de l'école, en discutant de l'article 1 qui programme les 60.000 créations de postes promis par François Hollande durant la campagne présidentielle. — Pierre Andrieu AFP

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, a défendu mercredi son projet de loi pour la refondation de l'école, en débat à l'Assemblée, en soulignant qu'il avait fait «le choix d'avancer sur les sujets partagés par tout le monde», la priorité au primaire et la formation des maîtres.

Soulignant que la question des rythmes scolaires qui fait polémique ne figurait pas dans son texte, Vincent Peillon a affirmé, devant l'Association des journalistes parlementaires, que son projet «ne soulevait pas du tout de tension dans le monde éducatif» et était «même soutenu par d'anciens ministres de droite».

«Nous avons fait le choix d'avancer sur les sujets qui sont partagés par tout le monde», a-t-il dit, citant «la priorité au primaire» et «la formation des maîtres».

«Je souhaite que tout le monde puisse se réunir autour de ces quelques priorités, c'est pour cela que je parle de refondation républicaine», a-t-il dit. «Je m'obstinerai jusqu'à la fin de la semaine afin que les uns et les autres se rassemblent sur ces positions». «Cela ne me semble pas être tout à fait l'état d'esprit», a-t-il ajouté? alors que la droite mène l'offensive contre son projet de loi en discussion depuis lundi à l'Assemblée.

Le ministre a encore considéré que son texte n'avait «pas vocation à tout réformer» et que «tous les éléments sur lesquels nous ne sommes pas encore mûrs ou d'accord ne sont pas dans le texte».

«Pourquoi parle-t-on de refondation?», a-t-il encore plaidé. «Parce qu'il m'a semblé que l'on ne s'attaquait pas à quelques éléments qui sont le fondement. Le primaire c'est le fondement, c'est vraiment une révolution, la France ayant toujours consacré plus pour le point d'arrivée que pour le point de départ... Nous le payons chèrement aujourd'hui».

«Nos rythmes, c'est aussi un fondement, il faut du temps pour apprendre», a-t-il poursuivi. «La formation des enseignants aussi. Tous les organismes internationaux le disent: le facteur le plus efficace pour la réussite éducative c'est la formation des enseignants. Nous, on l'a supprimée, maintenant, on la remet en place», à l'instar de ce qui se passe dans des pays comme l'Allemagne ou la Finlande.