Neige et verglas: Bussereau décerne les bons et mauvais points dans la gestion gouvernementale

POLITIQUE L'ancien ministre des Transports ne veut pas tomber dans une opposition de principe...

© 2013 AFP

— 

Dominique Bussereau, ex-ministre des Transports, a jugé qu'il y avait eu, dans la gestion de la crise de la neige par les autorités, du "bon et du pas bon", et a redit que son parti ne demanderait pas d'enquête parlementaire.
Dominique Bussereau, ex-ministre des Transports, a jugé qu'il y avait eu, dans la gestion de la crise de la neige par les autorités, du "bon et du pas bon", et a redit que son parti ne demanderait pas d'enquête parlementaire. — Thomas Samson AFP

Dominique Bussereau, ex-ministre des Transports, a jugé qu'il y avait eu, dans la gestion de la crise de la neige par les autorités, du «bon et du pas bon», et a redit que son parti ne demanderait pas d'enquête parlementaire.

Ok pour les airs, pas bon pour les rails

Sur Canal +, le proche de Jean-Pierre Raffarin a distribué bons et mauvais points : «le bon, parce qu'on a les expériences depuis de nombreuses années, c'est l'aérien».

«La SNCF? Ce n'était pas bon d'avoir attendu 08H20 pour annoncer qu'il ne fallait pas prendre le RER et le train», a analysé le député. «Le bon, c'est le boulot que font les agents pour réchauffer les rails, entretenir les caténaires, enlever les congères». A la RATP, selon lui, «ça a été convenablement géré et dans les réseaux dans le reste de la France également».

Jean-Marc Ayrault dans la cellule de crise qu'il a activée? «Il y a toujours la tentation, quand on est au gouvernement, d'aller dans une salle avec des gens affairés, des téléphones et montrer qu'on s'en occupe», a relevé l'ancien ministre en souriant. «Le gouvernement avait été un peu long à réagir» et le ministre des Transports Frédéric Cuvillier «avait un peu disparu des écrans» mais «si c'était pour s'en occuper sérieusement, tant mieux !».

«On ne va pas faire de l'opposition sur la neige»

Dominique Bussereau a soutenu la demande de commission d'enquête au sein du Stif, autorité organisatrice des Transports en Ile-de-France, formulée par l'UMP Valérie Pécresse. Il faut «vérifier pourquoi ce syndicat des transports n'a pas plus tôt déclenché l'alerte». Mais le groupe UMP à l'Assemblée nationale «ne demandera pas de commission d'enquête». «On ne va pas faire de l'opposition sur la neige et le soleil», a résumé le député de Charente-maritime.

Une crise comme ça, a-t-il poursuivi, «permet de dégager les règles pour la crise suivante», comme ce fut le cas pour les aéroports après des intempéries en 2003 qui avaient démontré une insuffisance de chasse-neige, l'absence de glycol ou de cadres d'alerte le weekend. «Tout ça a été corrigé».

La leçon à tirer, selon lui, de l'épisode actuel, c'est «sur l'alerte». «Les compagnies de transport devraient pouvoir rapidement alerter leurs clients» via SMS ou Internet.