Accord sur l'emploi: L'UDI «plutôt favorable» au projet de loi

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Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a exprimé mardi "ses grandes réserves" sur la révision constitutionnelle envisagée par le gouvernement, prenant le contre-pied de son secrétaire général, Jean-Christophe Lagarde, selon qui le parti aurait été prêt à voter la réforme, sans le droit de vote des étrangers.
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a exprimé mardi "ses grandes réserves" sur la révision constitutionnelle envisagée par le gouvernement, prenant le contre-pied de son secrétaire général, Jean-Christophe Lagarde, selon qui le parti aurait été prêt à voter la réforme, sans le droit de vote des étrangers. — Bertrand Guay AFP

L'Union des démocrates et indépendants (UDI) s'est déclarée ce mardi «plutôt favorable» à l'accord compétitivité-emploi du 11 janvier, dont la transposition en projet de loi est présentée mercredi en Conseil des ministres, «sous réserve de la version définitive du texte et des débats au Parlement».

«Alors que plusieurs organisations syndicales ont appelé aujourd’hui (mardi) à une journée d’action contre l’accord national interprofessionnel dont la transcription sera présentée (mercredi) en Conseil des ministres, l’UDI se déclare plutôt favorable à cet accord sous réserve de la version définitive du texte et des débats qui auront lieu au Parlement», écrit le parti de Jean-Louis Borloo dans un communiqué.

«Véritable succès du dialogue social»

«Le 12 janvier, au lendemain de la clôture des négociations emploi, l’UDI s’était félicitée de cet accord, véritable succès du dialogue social», rappelle le parti centriste qui dit avoir auditionné depuis les partenaires sociaux Medef et FO et prévu une rencontre avec la CGT la semaine prochaine. «A l’issue de ces auditions, Francis Vercamer et Arnaud Richard, commissaires aux affaires sociales du groupe UDI à l’Assemblée Nationale, déposeront des amendements de précisions et de compléments dans le respect de l’équilibre du texte», annonce l'UDI en précisant que ces amendements pourraient porter «notamment sur le chômage partiel, les contrats temporaires, les mutuelles et la revitalisation économique».

«Dans cette période de crise de l'emploi dans notre pays, l’UDI prendra ses responsabilités pour que cet accord améliore les conditions du marché du travail en offrant à la fois plus de sécurité aux salariés et une flexibilité accrue pour les entreprises», précise le parti centriste. Le 11 janvier l'accord avait été conclu sous l'égide du gouvernement entre le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC et CFE-CGC). La CGT et FO, non signataires, ont appelé à la journée de mobilisation dans la rue mardi, rejoints par la FSU et Solidaires.