Cigarette électronique: La ministre de la Santé a «commandé une enquête»

SANTÉ arisol Touraine a estimé qu'il fallait faire «preuve de prudence» au sujet de la cigarette électronique...

avec AFP

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Dans un magasin de cigarettes électroniques à Paris, le 26 février 2013.
Dans un magasin de cigarettes électroniques à Paris, le 26 février 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré ce mardi sur France Info avoir «commandé une enquête» à ses services au sujet de la cigarette électronique pour en faire une évaluation «bénéfice/risque». La ministre a estimé qu'il fallait faire «preuve de prudence» alors que les Français essayant d'arrêter de fumer sont «des centaines de milliers» à consommer cette cigarette électronique.

En mai 2011, l'Agence française de sécurité sanitaire et des produits de santé (Afssaps) avait recommandé «de ne pas consommer de cigarettes électroniques». L'Afssaps soulignait que ces solutions contenaient des quantités de nicotine plus ou moins importantes, qui, même à des concentrations faibles, pouvaient «conduire à des effets indésirables graves».

Un demi-million d'utilisateurs

«J'ai demandé à mes services de me dire très précisement de quel type de produit il s'agit», a déclaré la ministre sur France Info. «Est-ce qu'on peut considérer qu'il s'agit d'un produit de grande consommation? Est-ce que c'est un dispositif médical? Quels sont les caractéristiques de ce produit?», a interrogé la ministre.

Pour Marisol Touraine, il faut également «faire une évaluation bénéfice/risque de ce dispositif qui pose un certain nombre de questions» face à un produit «qui s'est beaucoup répandu». La cigarette électronique «est consommée par des centaines de milliers de Français. Il faut faire preuve de prudence», a conclu la ministre pour expliquer pourquoi elle avait «commandé une enquête sur ce sujet».

Les utilisateurs seraient un demi-million en France, d'après les fabricants.