Automobile: Arnaud Montebourg refuse l'idée d’une «prime à la casse»

POLITIQUE Mais le ministre du Redressement productif explique qu'une aide est à l'étude...

M. Go.

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Arnaud Montebourg dans la Zoé, la voiture électrique de Renault, le 3 octobre 2012.
Arnaud Montebourg dans la Zoé, la voiture électrique de Renault, le 3 octobre 2012. — CHESNOT/SIPA

Pas de prime à la casse mais une aide «à l’étude». Sur Europe 1, Arnaud Montebourg a expliqué que l’Etat allait aider les automobilistes qui se séparent d’un véhicule diesel pour acheter une voiture à moteur essence.  «Nous somme opposés à la prime à la casse, c'est une drogue qui a précipité nos constructeurs dans la difficulté. Une prime à la casse, qui avantage les constructeurs non-français, ne m'intéresse pas», a d’abord expliqué le ministre du Redressement productif.  

Vers une «prime de conversion»  pour ceux qui passent à l’essence?

«Notre souhait est de trouver une formule qui n'attaque pas le diesel, car attaquer le diesel c'est attaquer le made in France», a-t-il insisté, confirmant toutefois qu'une aide, peut-être une «prime de conversion», était bien à l'étude pour inciter les Français à se débarrasser de leurs vieux véhicules diesel.

Montebourg s’est toutefois dit opposé à une nouvelle surtaxe du carburant diesel. Pour moi, utiliser le diesel comme outil de financement de l’État n'est vraiment pas la bonne politique», a-t-il déclaré. «Nous devons d'abord faire des économies sur les dépenses», a insisté le ministre. Il s'oppose ainsi à l'idée de surtaxer le diesel pour instaurer une fiscalité égale avec l'essence dans le but de renflouer les comptes publics.