Xavier Bertrand souhaite passer dès 2015 à la retraite à 62 ans

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Xavier Bertrand, qui a déjà annoncé sa candidature à la primaire présidentielle de l'UMP en 2016, affirme samedi dans Le Monde qu'il faut respecter "la décision" de Nicolas Sarkozy de ne pas revenir en politique, en se référant aux propos de l'ex-chef de l'État au soir de sa défaite face à François Hollande.
Xavier Bertrand, qui a déjà annoncé sa candidature à la primaire présidentielle de l'UMP en 2016, affirme samedi dans Le Monde qu'il faut respecter "la décision" de Nicolas Sarkozy de ne pas revenir en politique, en se référant aux propos de l'ex-chef de l'État au soir de sa défaite face à François Hollande. — Guillaume Baptiste AFP

L'ancien ministre du Travail Xavier Bertrand (UMP) préconise de passer à la retraite à 62 ans dès 2015, alors que la réforme Sarkozy-Fillon prévoit un relèvement progressif - quatre mois par an - de l'âge de départ.

Dans une interview aux Echos vendredi, le député-maire de Saint-Quentin déclare, alors que le gouvernement vient d'installer une commission pour sauver le système des retraites: «Je suis pour avancer le passage à 62 ans dès 2015 s'il le faut, et donc avant 2017 pour avoir les recettes correspondantes».

«Le système actuel ne pourra plus tenir»

«L'étape suivante, c'est passer à 65 ans à partir de 2025. Je privilégie une remise à plat totale complétée par un système par points», poursuit le responsable d'opposition.

«Les Français sont prêts à des efforts à une condition: les mêmes efforts pour tous, au même rythme. Des efforts justes», a-t-il dit. «Ce système a l'avantage d'être très lisible et de traiter enfin sur un pied d'égalité public, privé, régimes spéciaux. L'artisan comme le député. C'est un travail à entamer dès la fin 2013».

«Je suis attaché à la retraite par répartition mais en 2050, nous aurons un cotisant pour un retraité», observe-t-il encore. «Le système actuel ne pourra plus tenir. Il faut dès maintenant prévoir un étage de capitalisation, au lieu de fermer les yeux en mettant uniquement en place le Perp, le Perco, en faisant de l'assurance-vie... Mais aux catégories modestes qui ne peuvent pas épargner, il faut garantir que la répartition leur donnera un niveau de vie suffisant».