Ségolène Royal, une proche de plus de François Hollande à un poste stratégique

POLITIQUE Les nominations récentes de Jean-Pierre Jouyet et Olivier Schrameck avaient fait grincer quelques dents...

E.O.

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Ségolène Royal, le 4 février 2013, au Conseil de l'internationale socialiste, à Cascais, au Portugal.
Ségolène Royal, le 4 février 2013, au Conseil de l'internationale socialiste, à Cascais, au Portugal. — NUNES PEDRO/SIPAUSA/SIPA

C’est le premier poste national qu’elle va occuper, depuis sa défaite aux législatives en juin 2012. «Ségolène sera vice-présidente de la BPI [banque publique d’investissement], je le proposerai au premier conseil d’administration», a annoncé ce mercredi Jean-Pierre Jouyet, le directeur de la Caisse des dépôts (CDC) et président de la BPI.

Le décret de la nomination de Ségolène Royal a été publié mardi au Journal officiel. Elle sera par ailleurs, avec le président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon «représentants des régions».

Jouyet ancien «ministre d’ouverture» de Sarkozy

L’ex-candidate à la présidentielle connait les dossiers qui seront traités par la BPI, qui s’occupera notamment de financer les PME en difficulté, et avait déjà exprimé son impatience de voir cette banque créée. Il n’en reste qu’elle n’est pas la première proche de François Hollande à être nommée à un poste depuis son élection à la présidence.

L’arrivée à la CDC de Jean-Pierre Jouyet, ami proche du Président depuis qu’ils se sont connus sur les bancs de l’ENA, avait fait grincer quelques dents, à droite comme à gauche. Ancien ministre «d’ouverture» de Nicolas Sarkozy, l’ex-directeur de l’AMF n’a pas fait l’unanimité chez certains députés socialistes

«Nomination politique»

Plus récemment, c’est l’arrivée d’Olivier Schrameck, ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin à l’Education nationale puis à Matignon, à la tête du CSA qui a suscité quelques remous. L’opposition s’est émue d’une «nomination politique» et a dit craindre un «manque d’indépendance». Des inquiétudes qu’avait formulé… François Hollande, en 2007, au moment de la nomination au même poste de Michel Boyon, qui fut directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon. «Cet organisme va être exclusivement composé d’hommes et de femmes nommés par la droite. Qui pourra croire que le pluralisme est respecté?», s’interrogeait celui qui était alors premier secrétaire du PS.

Autre proche «placé»: Jack Lang qui, alors qu’il était sans poste depuis sa défaite aux législatives dans les Vosges, a été élu président de l’Institut du Monde arabe (IMA) le 25 janvier. La place avait d’ailleurs failli échoir à une certaine…Ségolène Royal.