Droit de vote des étrangers: nous allons continuer à nous battre, affirme Désir

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Harlem Désir, premier secrétaire du PS, interrogé lundi sur de futures hausses d'impôt, a estimé qu'il ne fallait pas "en rajouter" sur le plan de la fiscalité.
Harlem Désir, premier secrétaire du PS, interrogé lundi sur de futures hausses d'impôt, a estimé qu'il ne fallait pas "en rajouter" sur le plan de la fiscalité. — Fred Tanneau AFP

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a affiché mercredi la détermination de son parti à faire adopter le droit de vote des étrangers aux élections locales, alors qu'il manque «30 voix» au Parlement pour une réforme de la Constitution.

«Cette réforme, nous allons continuer à nous battre pour qu'elle se fasse», a-t-il déclaré dans l'émission «Questions d'info» (LCP/France Info/Le Monde/AFP), précisant qu'«il y a aujourd'hui 30 voix qui nous manquent au congrès du Parlement» pour obtenir la majorité nécessaire des trois cinquièmes.

Le numéro un du PS a reconnu que «les groupes de l'opposition, la droite, s'opposent obstinément à cette réforme» et que «les Français sont dans une attitude qui n'est pas forcément favorable».

La majorité cherche des voix

Mais, a insisté Harlem Désir, «nous allons continuer à nous battre pour convaincre les Français, pour convaincre les parlementaires, c'est une bataille que nous allons continuer à mener pendant toute la durée de la mandature».

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a reçu ces trois dernières semaines tous les groupes parlementaires de l'Assemblée et du Sénat sur cette question, la majorité cherchant à trouver les voix manquantes du côté de l'opposition.

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), a déclaré mercredi à l'AFP «que ce sera compliqué d'obtenir la majorité des trois cinquièmes» au Congrès pour réformer la Constitution, confirmant des propos tenus précédemment au Figaro.