Non cumul: Des élus PS, proche d'Aubry, préconisent un référendum avant 2014

avec AFP

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Mais là où les députés de la majorité ont salué, comme Christian Paul (PS), une "reprise en main des comptes sociaux pour une meilleure protection sociale des Francais", les élus du centre et de droite ont dénoncé "une avalanche de taxes" et une "absence de mesures structurelles".
Mais là où les députés de la majorité ont salué, comme Christian Paul (PS), une "reprise en main des comptes sociaux pour une meilleure protection sociale des Francais", les élus du centre et de droite ont dénoncé "une avalanche de taxes" et une "absence de mesures structurelles". — Alexander Klein afp.com

Des élus PS, dont le député Christian Paul, ont plaidé mercredi dans une tribune du quotidien Libération en faveur d'un référendum sur le non cumul des mandats avant les élections municipales de 2014 emboîtant le pas au patron du PS, Harlem Désir.

«Si nous reculons, si nous renvoyons à 2017, pour les Français, ne nous trompons pas, cela ne voudra pas dire demain mais jamais», écrit le député de la Nièvre. Les députés PS Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, Laurence Dumont, Chaynesse Khirouni, Philippe Baumel et la maire de Reims Adeline Hazan sont signataires de cette tribune.

D'ici la fin du quinquennat

L'ancienne première secrétaire du PS, Martine Aubry, a plaidé à nouveau pour l'interdiction du cumul des mandats aux parlementaires, et regrette que la perspective d'une application de la mesure dès les municipales de 2014 semble s'éloigner, «malheureusement», dans un entretien à RTL mardi soir.

Le débat fait rage dans le camp socialiste sur la nécessité d'appliquer cette réforme dès l'an prochain, ou seulement d'ici la fin du quinquennat.

Une «avancée trop longtemps attendue»

«Disons le clairement, quelques situations locales à gérer ne doivent pas priver la France d'une avancée trop longtemps attendue, et la gauche du bénéfice d'un beau geste de courage collectif», écrit Christian Paul.

Comme Harlem Désir la veille dans sa tribune au Monde, ces élus estiment, qu'une loi organique votée par l'Assemblée peut suffire pour changer les modalités de remplacement d'un parlementaire qui laisserait son mandat national au profit de son mandat local.