Rachida Dati répond aux attaques venues de son propre camp

POLITIQUE La maire UMP du 7e arrondissement de Paris s'est notamment lâchée contre Brice Hortefeux et Claude Goasguen...

M.Gr.

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Rachida Dati dans son bureau de la mairie du 7e arrondissement de Paris, le 19 juin 2012.
Rachida Dati dans son bureau de la mairie du 7e arrondissement de Paris, le 19 juin 2012. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Règlements de compte à l'UMP. Invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, ce mercredi matin, la candidate à la primaire pour la mairie de Paris, a répondu aux attaques en provenance de sa propre formation politique. «Depuis 2007, on n’a de cesse de me dénigrer, de me déstabiliser, de me menacer. D’ailleurs encore récemment lors d’un déjeuner avec des élus parisiens, j’ai été insultée par Claude Goasguen, un élu parisien», a rapporté la maire du 7e arrondissement.

Le récit, ce mercredi dans Le Canard Enchaîné, de cette rencontre entre élus UMP, le 12 février, fait état d'échanges assez vifs entre Rachida Dati et le député-maire du 16e arrondissement de Paris, Claude Goasguen. Ce dernier, après avoir lâché à la maire du 7e arrondissement: «Ne ramène pas dans la capitale tes moeurs du 9-3», s'est vu répondre: «Tu te prends pour quoi pour me parler sur ce ton? Tu t'y crois autorisé parce que j'ai refusé de coucher avec toi?» Ambiance.

«Je me sens insultée»

A la lecture de ce récit, l'élue parisienne n'a pas contesté un mot, précisant que Claude Goasguen, qui soutient NKM «trouve que je ne suis pas légitime pour me présenter à Paris, il trouve qu’ici ce n’est pas le 9-3. C’est ignoble. C’est quelqu’un qui a un tempérament de pression. Il a toujours le verbe haut», a détaillé Rachida Dati, insistant sur les «pressions» dont elle se dit victime. «Bien sûr, je me sens insultée. C’est en permanence».

Une fois le «dossier» Claude Goasguen refermé, la maire du 7e arrondissement de Paris, qui n'exclut pas une action en justice contre ce dernier, s'en est également prise à Brice Hortefeux.

Selon elle, l'ancien ministre de l'Intérieur soutiendrait Nathalie Kosciuskio-Morizet, «juste pour m’écarter de cette candidature». «Hortefeux je le réduis à "Papa Sarkozy m'a dit"», a-t-elle également lancé, alors qu'on lui demandait de commenter ses récentes déclarations. «Il a été débarqué du gouvernement de Nicolas Sarkozy car il a été un très mauvais ministre de l’Intérieur et il a opposé les français les uns aux autres», a expliqué l'ancienne garde des Sceaux.

Même le député Bernard Debré, qui «m’insulte matin, midi et soir», n'est pas passé entre les gouttes. «Je pense que lui c’est plus une question de condition sociale. Ça le gêne que j’ai pu passer d’une condition sociale à une autre», a glissé Rachida Dati, qui dit par ailleurs bénéficier du soutien de Nicolas Sarkozy. «Il m'a dit qu'il ne soutenait pas Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'il ne se mêlait pas de campagne» parisienne.