Rythmes scolaires: Vincent Peillon attend de voir «ce que fera Martine Aubry» à Lille

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Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, interrogé sur France Info au sujet des hésitations de grandes villes à mettre en place dès 2013 la réforme des rythmes scolaires, a répondu attendre de "voir ce que (fera) Martine Aubry", maire PS de Lille.
Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, interrogé sur France Info au sujet des hésitations de grandes villes à mettre en place dès 2013 la réforme des rythmes scolaires, a répondu attendre de "voir ce que (fera) Martine Aubry", maire PS de Lille. — Alain Jocard afp.com

Le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, interrogé sur France Info au sujet des hésitations de grandes villes à mettre en place dès 2013 la réforme des rythmes scolaires, a répondu attendre de «voir ce que (fera) Martine Aubry», maire PS de Lille.

Interrogé sur les villes qui «hésitent» comme Lille et Paris, le ministre de l'Education nationale a rétorqué qu'il n'y avait «aucune hésitation, c'est en 2013 ou 2014!» Le maire de Lyon, Gérard Collomb (PS), a décidé d'attendre 2014 parce qu'il avait besoin de «quelques mois de plus» pour «bien faire» la réforme qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours dans le primaire, a souligné le ministre.

«Il faut se calmer, il faut trouver de la sérénité»

«Je préfère, et c'est l'intérêt des élèves, qu'on le fasse bien. On verra ce que fait Martine Aubry», a-t-il ajouté. Mais «il y a une certitude, c'est qu'en 2014, tous les enfants de France seront (à la semaine) de 4,5 jours», a encore dit le ministre. «Donc il faut se calmer, il faut trouver de la sérénité, il ne faut pas en faire un objet de polémique, parce que c'est encore sur le dos des enfants.» «Il faut faire le mieux possible, si on le peut en 2013, sinon en 2014», a martelé Vincent Peillon.

La ville de Lille doit voter sur les rythmes scolaires lors d'un conseil municipal le 18 mars. Il est néanmoins possible que la décision soit annoncée début mars. Les communes ont jusqu'au 31 mars pour faire savoir si elles entendent appliquer la réforme dès 2013, ou si elles attendront la rentrée 2014. Vincent Peillon souhaite que la nouvelle semaine scolaire s'applique à la moitié des élèves dès la rentrée 2013.

Par ailleurs, à Paris, où enseignants et parents sont particulièrement remontés contre le projet du maire PS, Bertrand Delanoë, c'est au tour des animateurs d'appeler à la grève, ce mercredi, entraînant la fermeture de centres de loisirs. Ils réclament l'ouverture de négociations sur les modalités d'application de la réforme. Vincent Peillon a estimé qu'il ne fallait «jamais passer en force», ajoutant: «tous, nous devons nous rassembler, collectivités locales, professeurs, animateurs, parents, autour de l'intérêt des élèves, et là, personne ne le conteste, il faut bien revenir aux 4,5 jours».


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