UMP: Va-t-il y avoir une nouvelle élection?

POLITIQUE Les partisans de l'annulation d'un nouveau scrutin pour la présidence de l'UMP invoquent la volonté de ne pas refaire de psychodrame...

Anne-Laëtitia Béraud

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Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon (de gauche à droite) à Bordeaux, le 3 mai 2012.
Jean-François Copé, Alain Juppé et François Fillon (de gauche à droite) à Bordeaux, le 3 mai 2012. — JEAN-PIERRE MULLER/AFP

Nouvelle élection ou non à l’UMP? Le président élu du parti, Jean-François Copé, a précisé ce lundi sur RTL qu’«il a été convenu qu'il y ait une élection anticipée en septembre. Cette élection aura lieu.»

Précision utile alors qu’à l’UMP, nombreux sont ceux qui ne seraient pas contre le report ou l’annulation d’un nouveau scrutin, à l’instar de Christian Estrosi (pro-Fillon), Thierry Mariani (pro-Copé) et même Alain Juppé, si les deux parties trouvaient un accord. Position qui arrangerait Jean-François Copé, à la tête du parti.


Ce lundi, Gérald Darmanin, député UMP du Nord proche de Xavier Bertrand, a apporté de l’eau à ce moulin en estimant dans Le Talk Orange-Le Figaro que les deux anciens prétendants ne devraient pas retenter l’aventure de l’élection pour la tête de l’UMP.

«Le pire serait d'accréditer l'idée que l'UMP est incapable d'organiser une élection»

«Je pense que ni François Fillon ni Jean-François Copé ne peuvent, ne doivent se représenter, après le spectacle que l'on a vécu», a déclaré le jeune élu, ajoutant: «Je pense qu'une nouvelle génération, Xavier Bertrand, mais ça peut être aussi Bruno Le Maire, d'autres candidats, peuvent représenter ce que les militants attendent. Si Xavier Bertrand se présente, je voterai Bertrand et je ferai même la campagne».

Sur l’annulation du scrutin, le député du Nord a jugé qu’il fallait le demander aux militants du parti en mettant en place un référendum.

Ces partisans de l’annulation du scrutin se cognent à ceux qui veulent une nouvelle élection. Dimanche, le député de la Haute-Loire et vice-président de l’UMP Laurent Wauquiez a souligné dans une interview au Parisien que «le pire serait d'accréditer l'idée que l'UMP est incapable d'organiser une élection démocratique».