L'exécutif explique l'embellie des sondages par son action

Avec Reuters

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Le gouvernement est en passe de convaincre les Français de la cohérence et de la crédibilité de son action, ce qui explique l'embellie relative que suscite le couple exécutif dans les sondages, juge-t-on dans l'entourage de Jean-Marc Ayrault. Pour l'entourage du Premier ministre, les français réalisent que les réformes promises en début de mandat sont soit mises en oeuvre, soit en passe de l'être.

«Toute la petite musique qu'on entendait jusqu'à novembre sur le thème "le gouvernement temporise", "il ne fait rien quand la situation est grave", "il danse sur le volcan", cela c'est terminé», juge un proche de Jean-Marc Ayrault. «On est en train de montrer qu'on fait ce qu'on avait dit qu'on ferait», juge ce conseiller qui dénonce «les ricanements» qu'a subi le gouvernement en choisissant d'engager de longues concertations plutôt que d'y aller «à la hache». «On se rend compte que ce n'est pas l'inaction programmée : le rapport Gallois n'a pas été enterré, l'accord sur la sécurisation de l'emploi, ce n'était pas pour amuser la galerie», ajoute-t-il en citant également le mariage homosexuel et les contrats de génération.

Matignon, qui concède «un accroc juridique» sur la taxe à 75% rejetée par le conseil constitutionnel, indique cependant prendre les sondages «avec retenue». François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont regagné respectivement quatre et trois points, selon un sondage BVA publié lundi et qui lie en partie ce regain de popularité à l'intervention militaire française au Mali. «Lorsque la France (...) sans louvoyer se décide à voler au secours d'un pays qui est en train de se faire massacrer, c'est clair que dans l'esprit public cela caractérise une détermination qui n'était peut être pas unanimement prêtée au gouvernement et au président auparavant», jugent aussi les services du Premier ministre. Selon l'enquête de BVA, le chef de l'Etat français est désormais crédité de 44% de bonnes opinions et son Premier ministre de 40%. Selon l'institut, les Français sont une courte majorité à juger que François Hollande ne respecte pas ses engagements.