L'élection des Jeunes populaires UMP reportée sine die

POLITIQUE Les Jeunes populaires, l'organisation des jeunes de l'UMP, n'a plus de président...

Anne-Laëtitia Béraud

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P.VERDY / AFP

Les Jeunes Populaires décapités. L’organisation des jeunes adhérents de l’UMP n’a plus de président, Benjamin Lancar, admis à l’ENA, ayant démissionné le 31 décembre 2012. Alors qu’une élection à la tête des Jeunes Pop’ était initialement prévue en juillet dernier, avant d’être fixée après l’élection du président de l’UMP du 18 novembre, le psychodrame Copé-Fillon a changé la donne.

«A ce jour, on n’a pas de visibilité. Rien n’est fixé pour une élection», déclare Jonas Haddad (ex-pro-Copé) candidat putatif à la tête des Jeunes Pop’. Avec Camille Bedin (elle aussi pro-Copé), le jeune secrétaire national chargé de l'Entreprenariat des Jeunes de l’UMP pourrait affronter, en cas de campagne, les ex-fillonnistes Mahmoud Tall, Michaël Vaqueta, Mickaël Camilleri et Aurore Bergé. Mais la situation transitoire pourrait bien durer, le jeune homme confiant que «rien n’est prévu dans les statuts de l’organisation, il n’y a pas de dead-line».

Les jeunes «impactés» par le psychodrame Copé-Fillon

Si la situation s’est gelée «chez les grands» à l’UMP, l’accord conclu entre Jean-François Copé et François Fillon menant à la réunion du groupe parlementaire UMP, mettre en branle une campagne chez les Jeunes Populaires pourrait ajouter de l’huile sur le feu entre partisans de tel ou tel chef. «L’exposition médiatique a été violente pendant un mois, et les jeunes, qui s’impliquent beaucoup dans la vie de l’UMP, ont été directement impactés», reconnaît non sans amertume Jonas Haddad. La consigne a donc été passée de ne pas en rajouter dans les divisions, et de faire profil bas au parti, en attendant que les divisions se lissent.

«Il faut faire avec le contexte», reconnaît-il, «sans oublier la représentation des motions» soumises au vote des adhérents UMP le 18 novembre. «Il y a tout un travail d’orfèvre à réaliser», souligne-t-il. Les calculs pour assurer la représentation des uns et des autres pourraient donc virer au casse-tête chinois. En attendant une solution miracle, le jeune homme assure que «les fédérations des Jeunes Pop’, qui fonctionnent de manière décentralisée, s’organisent bien de manière autonome, comme pour la dernière fête des rois». En attendant un nouveau roi à la tête de l’UMP.