Jean-Louis Borloo en appelle à un sommet européen sur le Mali

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Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a exprimé mardi "ses grandes réserves" sur la révision constitutionnelle envisagée par le gouvernement, prenant le contre-pied de son secrétaire général, Jean-Christophe Lagarde, selon qui le parti aurait été prêt à voter la réforme, sans le droit de vote des étrangers.
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, a exprimé mardi "ses grandes réserves" sur la révision constitutionnelle envisagée par le gouvernement, prenant le contre-pied de son secrétaire général, Jean-Christophe Lagarde, selon qui le parti aurait été prêt à voter la réforme, sans le droit de vote des étrangers. — Bertrand Guay AFP

Jean-Louis Borloo, président de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), a appelé jeudi à réunir un sommet européen sur le Mali où la France a lancé vendredi une offensive militaire.

«Il faut un sommet de Paris, il faut un sommet de Bruxelles, vous l'appelez comme vous voulez», a déclaré le député du Nord sur i>TELE. Ca ne «peut pas être une affaire strictement de discussions militaires avec des moyens techniques ou des avions de ravitaillement. Il faut un soutien politique et il faut un soutien militaire».

«Je suis surpris qu'il n'y ait pas une réunion des chefs d'Etat et de gouvernement» pour «qu'il y ait une position politique des Européens», a poursuivi l'ex-ministre. Tant qu'il s'agissait d'«une colonne qui descend très rapidement sur Bamako sans qu'on puisse les arrêter, la France était la seule en situation opérationnelle, on peut comprendre. Mais on est aujourd'hui dans une autre phase», a-t-il jugé.

«Le problème, ce n'est pas l'organisation européenne, c'est la conscience européenne», selon M. Borloo pour qui «on ne peut considérer qu'il y a une Europe de la démocratie, des droits de l'homme, une Europe politique et laisser la France seule dans cette situation».