Prise d'otage en Algérie: François Bayrou dénonce une «barbarie sans frontières»

avec AFP

— 

Les appels à la prudence se sont multipliés vendredi en France après l'annonce surprise de livraisons possibles d'armes aux rebelles syriens par Paris et Londres, en passant outre l'embargo européen s'il le faut.
Les appels à la prudence se sont multipliés vendredi en France après l'annonce surprise de livraisons possibles d'armes aux rebelles syriens par Paris et Londres, en passant outre l'embargo européen s'il le faut. — Martin Bureau AFP

François Bayrou, président du MoDem, a renouvelé jeudi son «soutien sans faille» à François Hollande dans la crise malienne, renforcé encore avec la prise d'otages en Algérie, manifestation d'une «barbarie sans frontières».

>> Prise d'otages en Algérie: Suivez l'évolution de la situation en direct par ici

Cette prise d'otages doit-elle faire nuancer son soutien au président de la République, a demandé Canal + au responsable centriste. «Au contraire !», a-t-il répondu. «Ce qui est en train d'apparaître aux yeux de tous, c'est une barbarie sans frontières. La cible n'est pas l'Etat du Mali ou tel ou tel pays. La cible est générale. Ce que cette barbarie veut mettre en place, c'est un khalifat», avec «une loi fanatique».

L'action de Hollande «mérite le soutien et pas les petites piques qu'on entend sur ce sujet»

C'est une «guerre d'une barbarie qui veut un retour en arrière de mille ans face à des pays ou des sociétés qui ont choisi la liberté personnelle», selon l'ancien candidat à l'Elysée. «On ne va pas rester seuls longtemps» sur le front malien, a-t-il prédit.

«Mon soutien est sans faille, il y a des questions sur lesquelles notre survie est en jeu comme pays, comme société». François Hollande mène une action «déterminée», et par surcroît «sans volonté de se mettre en scène». «Elle mérite le soutien et pas les petites piques qu'on entend sur ce sujet», a encore dit le responsable béarnais.

De premières critiques sur l'«isolement» de la France au Mali et la portée d'un déploiement de troupes au sol ont été exprimées mercredi dans l'opposition, même si l'intervention française reçoit une approbation quasi unanime.