Municipales 2014: La mairie de Paris aiguise les appétits

POLITIQUE Des primaires ouvertes vont être organisées à l'UMP et le PS pourrait aussi s’y mettre...

Maud Pierron

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Montage des candidats putatifs à la Mairie de Paris.
Montage des candidats putatifs à la Mairie de Paris. — VINCENT WARTNER/20MINUTES/SIPA

A l’occasion des municipales de mars 2014, Bertrand Delanoë passera la main et la capitale changera de patron. A droite, après deux mandats, on espère enfin pouvoir récupérer ce qui a été un bastion du RPR et depuis des mois, les appétits s’aiguisent. Jean-François Copé a annoncé mardi l’organisation de primaires ouvertes pour désigner le ou la candidat(e) de la droite. Pierre-Yves Bournazel, élu UMP du 18e arrondissement, est le premier à faire acte de candidature officiel dans 20 Minutes.

Rachida Dati trop clivante?

Rachida Dati, elle, a déjà indiqué qu’elle serait «sans doute» candidate si des primaires étaient organisées. La maire du 7e arrondissement compte sur sa stature nationale et sa notoriété pour enlever le morceau. Mais cette proche de Jean-François Copé fera vraisemblablement face à l’opposition de fillonistes, si ce n’est François Fillon lui-même. L’ex-Premier ministre s’était un temps positionné pour 2014, notamment en se parachutant à Paris pour les législatives de 2012. Une initiative qui a provoqué une guérilla avec Rachida Dati, qui voyait ainsi ses ambitions contrariées. Pas sûr du tout qu’après un mano à mano destructeur avec Jean-François Copé, le député de Paris ait envie de s’abîmer dans un nouveau face à face, même si certains de ses soutiens l’y poussent.

En revanche, François Fillon ne «découragerait pas» Nathalie Kosciusko-Morizet de se présenter, selon le JDD. La députée-maire de Longjumeau aurait l’avantage d’avoir une stature nationale, de couvrir l’électorat de droite mais de plaire aussi à l’électorat «bobo» parisien, plus enclin à voter à gauche. L’hypothèse NKM est notamment encouragée par des barons parisiens, dont Philippe Goujon et Claude Goasguen, qui veulent éviter une candidature Dati jugée trop clivante. «Jean-Louis #Borloo est mon favori pour la Mairie de Paris mais @nk_m et @FrancoisFillon peuvent aussi regagner Paris», a encore tweeté ce mercred Claude Goasguen.

Primaires à gauche?

Car l’autre hypothèse à droite,  du moins celle souhaitée, c’est la candidature de Jean-Louis Borloo. L’ex-maire de Valenciennes s’était montré intéressé en octobre dernier, mais il a depuis balayé ce scénario. Finalement, l’ex-ministre de l’Ecologie préfère se consacrer à l’UDI et pousser sa nouvelle recrue issue de l’UMP, Chantal Jouanno. Laquelle avait, avant de passer à l’UDI, candidaté à une éventuelle primaire à l’UMP.

A gauche, la donne n’est pas forcément plus simple. Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanoë, fait figure d’héritière désignée. Mais le PS pourrait également organiser des primaires ouvertes. C’est en tout cas le souhait de Jean-Marie Le Guen, député PS du 13e arrondissement, qui s’y présenterait, mais également celui d'Anne Hidalgo. Une autre personnalité pourrait troubler le jeu à gauche: Cécile Duflot, qui pourrait être intéressée par le challenge.