Rachat de la Provence: Les députés PS veulent une commission d'enquête

POLITIQUE La commission est demandée par le député Patrick Mennucci, figure du PS marseillais...

AFP

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La commission d'enquête parlementaire décidée mercredi par les députés PS sur les mécanismes ayant conduit au rachat par Bernard Tapie des titres de Groupe Hersant Médias (GHM), dont le journal La Provence, "est une tartufferie", a réagi M. Tapie auprès de l'AFP.
La commission d'enquête parlementaire décidée mercredi par les députés PS sur les mécanismes ayant conduit au rachat par Bernard Tapie des titres de Groupe Hersant Médias (GHM), dont le journal La Provence, "est une tartufferie", a réagi M. Tapie auprès de l'AFP. — Valery Hache afp.com

Demandée par le député Patrick Mennucci, figure du PS marseillais, une commission d'enquête parlementaire devrait voir le jour pour examiner les mécanismes ayant conduit au rachat par Bernard Tapie des titres de Groupe Hersant Médias (GHM), dont le journal La Provence.

Nouvel épisode dans le feuilleton de la reprise des journaux du pôle sud (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin) du groupe GHM par Bernard Tapie et trois héritiers Hersant, les députés PS ont décidé ce mercredi en réunion de groupe de demander cette commission, réclamée à la veille de Noël par le député des Bouches-du-Rhône et candidat déclaré à la mairie de Marseille pour 2014.

Gestion des titres de presse dans le sud

«Le principe d'une commission d'enquête a été acté. Ce n'est pas un procès de Bernard Tapie, c'est le rôle du Parlement d'essayer de comprendre les mécanismes ayant conduit le groupe Hersant dans cette situation financière et les termes de la cession car il y a des choses troublantes», a-t-on déclaré au groupe PS.

Prompt à réagir auprès de l'AFP, Bernard Tapie a qualifié la commission d'enquête de «tartufferie», affirmant qu'«il s'agit en fait d'une simple mission d'information» et qu'«il n'y aura aucune enquête». «C'est bien une commission d'enquête. Et Bernard Tapie a dit lui-même à deux reprises qu'il voulait la commission d'enquête», a affirmé à l'AFP Patrick Mennucci. La demande de commission sera faite «dans les 15 jours», a annoncé l'élu, précisant qu'elle devait être rédigée, examinée par une commission de l'Assemblée puis soumise au vote des députés en séance publique.

La commission se penchera aussi sur «l'affaire de la Comareg, Paru-Vendu, 1.600 emplois supprimés l'année dernière par Philippe Hersant», selon le député des Bouches-du-Rhône. Des «questions très sérieuses se posent sur les conditions dans lesquelles Philippe Hersant et sa famille gèrent depuis un certain nombre d'années la presse dans le sud», dit-il. L'objectif est de réfléchir à des «modifications législatives», selon Patrick Mennucci.