Manif pour tous: Jean-François Copé se mobilise, mais l'UMP se présentera en ordre dispersé

SOCIETE Tout le monde n'est pas des manifestations...

Matthieu Goar
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Jean-François Copé attend ce moment depuis des semaines. Mi-décembre, en pleine crise de l'UMP, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) avait envoyé un communiqué appelant ses militants à «participer en masse» à la manifestation du 13 janvier. Une volonté répétée lors de ses vœux du 31 décembre où l'actuel président de l'UMP a évoqué «le temps de la reconquête».

Cette marche est l'occasion pour Copé de mettre en application l'une de ses idées phares de la campagne interne: faire de l'UMP un parti de protestation contre les projets socialistes, quitte à faire défiler les militants. Le président par intérim défilera au côtés de fidèles comme Christian Jacob ou Michèle Tabarot.

Fillon absent

Opposé au projet, François Fillon ne manifestera pas. Mais difficile pour autant de différencier copéistes et fillonistes. Luc Châtel et Jean-Pierre Raffarin ne défileront pas, alors que les fidèles de l'ancien Premier ministre Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez en seront. «Je ne suis pas un grand fan des manifestations. Ce n'est à mon avis pas le rôle des politiques. Et puis sur le fond du projet, mon avis n'est pas encore tranché. Je préfère attendre le débat parlementaire», témoigne Benoist Apparu, député de la Marne.

Si l'UMP envoie régulièrement des communiqués contre ce projet, la participation à la manifestation relève plus de démarches individuelles. Les fédérations UMP ont été chargées d'organiser les déplacements, mais elles se mobilisent également en ordre dispersé. «Personnellement, je n'ai reçu aucune consigne de la part de Paris et nous n'organisons aucun transport», témoigne un élu. D'autres, comme la fédération de Loire-Atlantique, proposent des voyages en car.